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La Marianne Maçonnique: symbole de la résistance massatoise
04/03/2011 | 21:05
© MidiNews

Au mois de mai 1885, la mairie de Massat est détruite par un incendie.

Le conseil municipal se réunit peu de temps après pour décider sa reconstruction sur le même emplacement et faire l’acquisition d’une nouvelle Marianne pour remplacer l’effigie révolutionnaire partie elle aussi en fumée.

Le choix est fait entre plusieurs modèles et au final c’est une Marianne en plâtre conventionnelle qui est choisie, avec des insignes maçonniques afférant Citoyenneté et République.

Pendant l’occupation, un des premiers maquis ariégeois, le maquis d’Ezes (sur la commune du Port) rapatrie dès le mois d’août 1940 les militaires français vers l’Angleterre.

Le 9 septembre 1943, Le village du Port est encerclé par les Allemands: le maquis d'Ezès est démantelé. Plus de 20 personnes sont arrêtées.

Le 14 septembre, Georges Galy-Gasparrou, maire de Massat, officier de réserve et chef militaire du maquis d'Ezès, est arrêté et transféré à la prison Saint-Michel de Toulouse.

Le lendemain, la milice française vient à Massat faire une démonstration de force.

Elle s’empare du buste de Marianne qui est transporté à Foix et solennellement fusillé sur les allées de Villote.

Dans la nuit qui suit, un jeune Massatois, un dénommé Gabriel Piquemal, plâtrier de son état, n’hésite pas à faire le trajet de Massat à Foix à motocyclette pour ramasser les morceaux de l'effigie maçonnique de la Marianne du chef lieu.

Il la reconstitue avec application et la cache jusqu’au 22 août 1944, date de la libération de Massat, où le buste est remis en place à la Mairie lors d’une cérémonie mémorable.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 04/03/2011 | 21:05 | Lu: 12832 fois