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Délinquance 2009: l'heure du bilan
19/01/2010 | 17:34
© MidiNews 2010

Avec un taux de criminalité de 35,68 faits constatés pour 1000 habitants, l’Ariège se place au 75ème rang des départements français (le 1er étant le plus criminogène).

Mardi matin, le préfet du département Jacques Billant, entouré des services de gendarmerie et de police ainsi que du procureur de la république, vient de présenter les chiffres de la délinquance 2009.

Devant des données plutôt satisfaisantes, celui-ci s’est félicité de «la collaboration fructueuse existant entre les services de gendarmerie, de police, de l’Etat et le parquet»

Pour l’ensemble du département, la délinquance générale (des services de police et de gendarmerie) a diminué cette année de 0,57% avec 5219 faits constatés.

Des chiffres qui traduisent peut-être la spécificité d’un département rural car la délinquance générale recule dans tous les départements ruraux de Midi-Pyrénées, contrairement aux territoires urbains où elle est en hausse.

En ce qui concerne la délinquance de proximité (vols, cambriolages, destructions, dégradations), elle a aussi baissé de 8,05%.
Il s’agit d’un indicateur important puisqu’en étant dans la vie quotidienne des personnes, elle contribue à alimenter le sentiment d’insécurité.

Au niveau régional, la délinquance de proximité est stable par rapport à 2008, et de nombreux départements affichent eux aussi une tendance à la baisse.

De plus, pour éclairer ces chiffres, la tolérance à la violence est aussi à prendre en compte, comme le souligne Antoine Leroy, procureur de la république:

«Dans un petit département comme le notre, on constate que de nombreuses infractions sont déclarées, alors qu’elles ne le seraient peut-être pas en milieu urbain, des menaces proférées par un voisin par exemple»

Autre tendance à noter, l’augmentation des «atteintes volontaires à l’intégrité physique» avec une hausse de 134 faits constatés soit une augmentation de 27,57%.
Elles regroupent les violences physiques non crapuleuses et crapuleuses (c'est-à-dire où le vol est un mobile), les violences sexuelles et les menaces de violences.

Selon le parquet et les services de l’état, des politiques mises en place auraient permis aux victimes de violence (au sein de la sphère familiale par exemple) d’être plus entourées et de mieux en parler.

Il s’agit notamment de la mise en place d’une brigade de protection de la famille au sein des services de police.

Selon Antoine Leroy, «ça n’arrange pas les statistiques, mais en un certain sens, c’est une bonne chose.
Car tant que ce chiffre restera élevé, on s’approchera plus du montant réel de victimes de ces violences, qui les dissimulent moins
»

Selon le commandant Michel Pagès, directeur départemental de la sécurité publique de l’Ariège, «on constate une augmentation des violences non liées à l’appropriation (c'est-à-dire au vol), dans le voisinage ou au sein de la sphère familiale.

Pour ces dernières, l’action de la police est limitée, puisque même si nous faisons des efforts constants pour bien accueillir ces victimes, nous ne pouvons pas entrer dans les domiciles pour prévenir ces violences
»

Il faut savoir qu’au niveau national, les violences aux personnes sont aussi en augmentation.
De nouvelles réponses seront donc à apporter pour faire inverser cette tendance.

Dans l’immédiat, un nouveau plan départemental de prévention de la délinquance sera élaboré d’ici à la fin du mois de janvier.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 19/01/2010 | 17:34 | Lu: 8736 fois