Une «Odyssée Gourmande» pour des marmitons en herbe
27/01/2010 | 20:46
© MidiNews 2010

«Une fois, j’ai vu un film où un petit garçon qui mangeait trop de hamburgers grossissait beaucoup trop»

Après avoir demandé la parole, cette élève de CM1 donne à la classe sa vision d’un déséquilibre alimentaire, sous le regard avisé d’un cuisinier et d’une nutritionniste.

Car mercredi matin, au Lycée professionnel François Camel de Saint-Girons, 3 classes d’écoliers ariégeois ont participé à la deuxième étape de «l’Odyssée Gourmande», un projet éducatif destiné à valoriser (auprès d’élèves de CM1 et CM2) le patrimoine alimentaire de leur région.

L’objectif de la matinée: la sensibilisation.

Michel Surre (proviseur du lycée hôtelier) a ouvert les portes de son établissement à ces élèves, «cette journée «Petits gastronomes» va dans le sens de l’éducation aux saveurs, à la diététique et à la sécurité alimentaire.

Il y a ensuite une visite des ateliers de l’établissement avec la dégustation d’un repas.
Nous tenons à ce terme: ils ne viennent pas manger, ils viennent déguster
»

Et d’ajouter, «il est très important de les mettre très tôt en contact avec des professionnels qui donnent une approche différente de celle qui est proposée au sein des familles. Au niveau éducatif, c’est extrêmement bénéfique»

En effet, initiée par l’IRQUALIM (Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire de Midi-Pyrénées), le projet a plusieurs avantages:
- développer le travail en équipe,
- apprendre à déguster et apprécier des produits,
- transmettre un patrimoine,
- mais aussi aborder la question essentielle de l’équilibre alimentaire.

Et donc par là même lutter contre l’obésité, que l’on sait en augmentation chez les enfants.

Selon Céline Blemon, diététicienne et nutritionniste, «la priorité c’est de connaître les sept familles d’aliments et leurs rôles sur l’organisme, pour pouvoir composer et équilibrer ses repas»

Autre point important selon l’intervenante: «en sensibilisant les enfants, on touche aussi un public adulte, car il y a une transmission qui se fait à la maison»

Durant cette journée, les enfants ont pu aussi rencontrer leur parrain, un chef cuisinier qui les épaulera pour améliorer les deux recettes qu’ils devront présenter pour la compétition.

Et lors des finales interdépartementales (en mars), ce sont les écoliers eux même qui dégusteront et jugeront les recettes de leur camarades.

Pour Gilbert Ramond, ancien responsable de la Cuisine de Saint-Orens, animant un des ateliers de sensibilisation, «je vous donne rendez-vous en Mai pour la finale, et vous verrez qu’il y a de quoi être surpris par les plats servis par les enfants !»

De quoi faire naître, on l’espère, quelques vocations…

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 27/01/2010 | Lu: 5997 fois