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Mars 2010: mobilisation nationale contre le cancer colorectal
03/03/2010 | 23:08
© MidiNews 2010

Afin de mieux faire connaître le dépistage organisé du cancer colorectal et contribuer à l’augmentation du taux de participation, l’institut national du cancer a lancé en 2008 le mois national de mobilisation contre le cancer colorectal.

L’objectif étant d’augmenter d’au moins 15% la participation à ce dépistage qui s’adresse, rappelons-le, aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans (16 millions de personnes sont concernées au niveau national).

Pour la troisième année consécutive, le mois de mars sera donc l'occasion de déployer un programme national d’information en direction des populations cibles, des professionnels de santé concernés et des acteurs de proximité.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans les locaux de la Mutualité Française à Foix, en présence des partenaires institutionnels*, Catherine Pascal, présidente du GIP a indiqué que le cancer colorectal occasionnait 17 000 décès par an.

Il s’agit de la deuxième cause de décès en France après le cancer du poumon, ce qui incite les professionnels de la santé à se mobiliser pour la prévention.

«Mais il ne faut pas confondre prévention et diagnostic, a ajouté la responsable du GIP. On fait de la prévention quand on est en bonne santé»

Pour autant, bien que ce cancer reste grave, il est guérissable lorsque diagnostiqué au début de son évolution: le taux de survie à 5 ans dépasse 90% si le cancer est détecté à un stade précoce.

L’ensemble de ces actions s’inscrit dans le Plan Cancer 2009-2010.

La lutte contre les inégalités d’accès et de recours aux dépistages constitue l’une des mesures-phares de ce plan avec des mesures spécifiques pour une augmentation de 50%.

L’Institut national du cancer, en partenariat avec le ministère de la santé et des sports et l’assurance maladie, déploie en mars un programme d’information et de communication enrichi de nouvelles actions visant à sensibiliser les populations concernées:

Spot TV, radio, dépliants… kit d’animation «le café bleu» qui sur le principe des cafés «philo» ou des cafés «santé» permet de mettre en scène un lieu d’information convivial, favorisant la proximité et le dialogue.

Le GIP déploiera ce stand dans la galerie du centre commercial Leclerc de St Jean du Falga samedi 6 mars, de 9h à 17h et dans la galerie de Carrefour Pamiers samedi 13 mars, de 9h à 17h.

Pendant ces deux journées, le GIP sera à la disposition de tous les Ariégeois désireux d’être informés sur le dépistage organisé du cancer colorectal.

La première campagne a eu lieu en Ariège en 2008-2009, elle a concerné 46 800 Ariégeois entre 50 et 75 ans.

Cette population cible a reçu un courrier invitant à consulter leur médecin pour qu’il leur remette le test de dépistage gratuit (l’achat et la lecture des tests sont pris en charge 100% par la sécurité sociale).

Moins d’une personne sur deux a entrepris cette démarche.

Ce test détecte la présence de sang dans les selles et se réalise à domicile.
Il suffit ensuite à la personne d’envoyer l’échantillonnage au laboratoire et d’attendre les résultats.

En cas de test négatif (95% des cas), la personne est invitée à renouveler ce dépistage tous les deux ans.
En cas de test positif, le médecin généraliste prescrit une coloscopie.

En 2009, la participation nationale était de 42%, la participation régionale de 25% et dans le département de l’Ariège d’à peine 28,5%... bien qu’au dessus de la moyenne nationale, le département peut donc mieux faire.

Comme l’a précisé Catherine Pascal, il convient de dédramatiser cet aspect prévention car au regard des chiffres les hommes semblent plus difficiles à atteindre que les femmes; certainement davantage sensibles au suivi gynécologique et à celui du cancer du sein, le plus ancien des dépistages organisé (8 millions de femmes se sont faites dépister depuis 2004).

L’institut national de lutte contre le cancer (INCA) mise sur les vertus du dépistage mais cela ne doit pas faire oublier les actions visant à prévenir les cancers du col de l’utérus, de la cavité buccale ou de la prostate, tumeur la plus fréquente en France et dont le dépistage n’est pas encore organisé.

Quel que soit le cas de figure, il s’agit de mieux informer médecins et patients sur la nécessité d’une prise en charge rapide car plus tôt le cancer est diagnostiqué, plus de chance a le patient de guérir.

*CPAM, Mutualité, Ligue, MSA, RSI, CEPAM

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 03/03/2010 | 23:08 | Lu: 12797 fois