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L'avalanche des Monts d'Olmes et l'accident de train de Tarascon classés sans suite
06/04/2010 | 20:54
© MidiNews 2010
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Antoine Leroy procureur de la République à invité ce matin la presse afin d’évoquer les conclusions de deux enquêtes  diligentées par le parquet de Foix, qui ont défrayé la chronique il y a quelques semaines.

Tout d’abord le samedi 16 janvier 2010, après d’importantes chutes de neige sur la chaîne Pyrénéenne, une avalanche emporte dans la station de ski du Pays d’Olmes dix skieurs parmi lesquels on déplorera une victime.

Le procureur Leroy a indiqué que cette enquête avait été «remarquable» : trois services impliqués (la brigade de recherche de Foix, la brigade de Lavelanet, le PGHM), des relevés, des plans, des photos.

Quatre randonneurs avaient été suspectés d’avoir déclenché l’avalanche lors de leur passage sur le pic de Galinat.

Les victimes montaient avec le téléski de Fage Belle et le skieur décédé  ainsi que son ami blessé traversaient la zone d’une piste rouge, un endroit réputé être «un couloir à risque exceptionnel d’avalanche»

L’avalanche s’est produite à 10h30, Météo France avait ce jour là évalué les risques au niveau 4 (soit risque fort).

Avant l’ouverture de la station, conformément au Plan d’Intervention de déclanchement d’avalanche (le PIDA) les responsables des pistes ont effectué à 7h45 deux tirs préventifs.
Ils constatent qu’il n’y a pas de mouvement de neige.

Les quatre randonneurs au sommet de la crête qui se rendaient du Pic de Galinat au col de Cadène ont entendu ces tirs, ils ont attendu avant de poursuivre.

Plus d’une heure s’est écoulée entre l’ouverture de la station et les tirs.

Les secours sont arrivés rapidement. Trois ingénieurs indépendants ont également été entendus (de Météo France et du centre d’étude de la neige de Grenoble).

Pour eux il y a de fortes probabilités pour que l’avalanche ait été déclenchée par les randonneurs qui seraient passés près de «la zone située en bordure de la plaque neigeuse là où elle est la moins épaisse donc plus susceptible de se fracturer compte tenu des effets du transport de la neige due au vent»

Suite à l’enquête, le procureur indique que la responsabilité de la station n’est pas en cause, les secours non plus, quant aux randonneurs «rien ni personne ne leur interdisaient de circuler là-haut»

Et le procureur d’ajouter: «l’environnement des stations n’est pas interdit aux randonneurs et personne n’envisage qu’il le soit.

Au terme de cette enquête les élus ont été entendus comme responsables administratifs, il n’y pas d’infraction pénale retenue contre eux […]

le parquet a décidé de classer sans suite cette affaire, laissant aux victimes que je recevrai le 11 mai prochain la possibilité de saisir le procureur général et de porter plainte au civil
»
Elles ont trois mois pour prendre leur décision.

Le samedi 23 janvier, un couple de nantais ayant décidé de passer son voyage de noces dans le département de l’Ariège descend du train à Tarascon où ils ont retenus une location.

Le train Corail s’arrête en gare à 6h13, les deux portes latérales du wagon s’ouvrent simultanément.

Les deux voyageurs décident de descendre du côté opposé au bâtiment de la gare.
Lui est descendu, a pris les valises, au moment où elle s’apprête à descendre, elle tombe du train qui repart et est traînée sur 128 mètres.

Que faut-il retenir de cette enquête menée par le parquet de Foix ?

La réglementation de la SNCF prévoit qu’un train ne doit pas rester en gare plus de 60 secondes (l’enquête prouvera grâce à l’analyse de la boîte noire que le train Corail concerné est resté 65 secondes en gare).

Le contrôleur doit vérifier que personne ne monte ou descende du train côté bâtiment gare (il n’est pas tenu de vérifier que les gens descendent de l’autre côté NDLR). 

A son signal (un double coup de sifflet) le train repart.

«Il y a toujours 20 secondes entre le coup de sifflet et le départ du train» précise le procureur «ensuite  la porte se ferme, il faut attendre 6 secondes (les trains Corail sont les moins rapides au niveau des fermetures automatiques) […] la porte s’est refermée sur la dame après, rien n’a été fait dans la précipitation»

La victime n’aurait pas entendu le coup de sifflet et a été retrouvée à 138m de l’endroit où elle serait tombée.

Le procureur indique qu’il a décidé «de classer sans suite cette affaire»

Les victimes peuvent toujours contester cette décision en saisissant le procureur général.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 06/04/2010 | 20:54 | Lu: 10577 fois