Dans cinq écoles du département, les résultats des comptages de la rentrée de ce lundi sont attendus avec impatience.
En fonction des nouvelles inscriptions et des déménagements qui auraient pu avoir lieu pendant les vacances, on décidera des classes qui seront maintenues ou non.
«On sera fixé jeudi prochain suite à un comité technique paritaire et un CDEN (Conseil Départemental de l’éducation national) qui aura lieu à la préfecture» explique Monique Gonzales de l’UNSA.
Les cinq établissements concernés sont le RPI de «Saint Martin d’Oydes-Villeneuve du Latou-Sainte Suzanne», l’école d’Esplas de Sérou, le RPI «Castelnau Durban-Rimont», l’école de Montferrier, et le RPI «Aston-Les Cabannes»
D’autre part, cette rentrée se fera avec 14 classes en moins et une en plus (en maternelle à Pamiers).
Des fermetures qui avaient été annoncées lors du précédent CDEN en février dernier (pour un effectif prévu de 42 élèves en moins).
Dans les collèges et les lycées, selon Guillaume Estalrich de la FSU, «la tendance pour cette rentrée est que l’on tire de tous les côtés pour faire rentrer les élèves dans les classes»
Même constat pour Antoine Loguillard de l’UNSA, «à titre d’exemple, au collège de Lakanal, c’est la première fois que l’on aura des classes de 4ème à plus de 30 élèves»
Selon les chiffres annoncés en février dernier, il y aura 142 élèves en plus pour 128 heures en moins dans les lycées et les collèges.
Dans le second degré, on ne parle pas de classes fermées, ni de postes «physiques» supprimés, mais ce sont des heures réparties sur plusieurs niveaux et disciplines qui sautent.
Dans le détail, (toujours selon ce qui avait été défini en février dernier), avec 55 élèves en plus, les collèges devront faire avec 47,5 heures en moins (l’équivalent de 2,6 postes).
Les lycées professionnels, avec 41 élèves en plus auront un nombre identique d’heures. Quant aux lycées, avec 46 élèves en plus, ils devront faire avec 81 heures en moins (soit l’équivalent de 4,5 postes).
Enfin, autre cheval de bataille de l’UNSA: la suppression de nombreux postes de Contrats Aidés qui apportaient un soutien aux documentalistes ou aux directeurs d’école par exemple.
«C’est une décision qui a été prise le 4 juillet» explique Antoine Loguillard, «le ministre a décidé de ne conserver que les contrats qui aident les jeunes en situation de handicap.
Sur les écoles primaires du département, on est passé d’environ 120 contrats à seulement 19»
Syndicats, parents d’élèves et enseignants en sauront un peu plus en fin de semaine prochaine, après la rentrée, les comptages et les arbitrages qui seront faits en Conseil Départemental de l’Education Nationale.
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