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Vers une imagerie 100% numérique au centre hospitalier du Val d'Ariège

© midinews 2014

Les technologies de l'information et de la communication investissent la santé.

L'imagerie médicale a évolué tant par ses techniques d’acquisition (le scanner, l’IRM, l’échographie) que par les techniques de restitution de l’image.

Ainsi est-on passé de l’image analogique avec restitution de l’image sur film argentique à l’imagerie entièrement numérique.

Parallèlement, le besoin d'accès et de partage de données d'imagerie augmente car celle-ci tient une place essentielle et sans cesse croissante dans la prise en charge des patients.

Cette évolution rend aujourd'hui les systèmes d'information et de communication d'imagerie que sont les Pacs (Picture Archiving and Communication System) indispensables pour l'exercice de la pratique radiologique et médicale. Ce système en fonctionnement depuis quelques années dans certains hôpitaux cliniques et cabinets de radiologie avait pris un peu de retard à se développer de manière homogène.

L’Ariège, département pilote de Midi-Pyrénées, est le premier à apporter à ses patients une véritable révolution dans le traitement, l’archivage et le partage des images radiologiques: le film argentique rangé dans sa grande enveloppe blanche fait place à une image numérique de très grande qualité intelligente. En outre, cette image peut être archivée et diffusée facilement et en toute sécurité (vers un autre établissement de santé ou vers le médecin traitant par exemple)
Pacs: vers un hôpital sans filmLe Pacs est le système qui permet à présent cette révolution.

Le GCS-Télésanté, groupement régional sous l’égide de l’ARS, dirigé par le Professeur Louis Lareng a porté ce projet sur Midi-Pyrénées.

L’objectif était double: profiter de l’expertise du groupement pour faire le meilleur choix du matériel et profiter de l’avantage économique que pouvait procurer le regroupement d’établissements.

La participation au GCS pouvait permettre d’accéder à trois niveaux de service: le PACS lui-même, l’archivage, l’échange et partage. Chaque établissement pouvant selon son niveau d’équipement profiter de chaque possibilité offerte.

Ainsi le CHIVA et le centre hospitalier du Pays d’Olmes se sont inscrits pour les trois niveaux proposés. Avec le PACS, l’organisation du travail sera facilitée. Ainsi, pour un radiologue, l’interprétation se fait désormais sur station de travail et pour les cliniciens hospitaliers, plus de film à regarder mais une visualisation des examens sur écran d’ordinateur suivant le lieu de travail (bureau de consultation, lit du patient…).

Pour les patients externes extrahospitaliers, ce système permet un accès rapide à ses propres images grâce à un code personnel, plus de film à venir retirer au secrétariat et de grandes enveloppes à archiver chez soi sans pouvoir les plier.

A terme le dispositif permettra aux médecins généralistes d’avoir accès aux images des patients qu’ils voient en consultation directement depuis leur ordinateur (avec un code d’accès pour ordinateur et médecin traitant).

Notons que l’archivage et le stockage se font à distance: le serveur de la société retenue se situe à Roanne (un serveur est situé également sur l’hôpital, dont la capacité de mémoire est limitée à environ deux ans).

Enfin l’avantage notoire de ce système est de partager des images. En effet des services du CHU par exemple pourront dès qu’ils seront connectés (d’ici la fin de l’année) accéder au dossier radiographique d’un patient du CHIVA et inversement et ceci sera vrai dans tous les établissements et cabinets qui ont adhéré à ce service.
Coût de ce projetEn matière d’investissement le coût s’élève pour le CHIVA à 100k€, pour le CHPO à 20k€ mais les impacts économique sont à la mesure de tels investissements: la suppression des supports pour les hospitalisations films, impressions et pochettes, CD… soit une économie de 34k€ par an, le reversement UNCAM externes Scanner et IRM représentant 19k€.

Les ressources financières ont été dégagées en interne, mais également grâce à l’admission de l’établissement au référentiel «hôpital numérique» qui a permis une aide de l’Etat.

Ce jeudi, le Professeur Lareng est venu en personne au CHIVA visiter les installations de l’Hôpital ariégeois aux côtés de Michel Thiriet, directeur de l’établissement, des docteurs Frédérique Thiennot et Dominique Dubois, respectivement présidente de la commission médicale d’établissement et radiologue responsable du pôle médico-technique.

Le site du CHIVA a été choisi par le groupement comme site pilote et ainsi il est dans ce cadre le premier à être équipé. Après une phase de tests, l’exploitation a débuté début mai.

Laurence Cabrol | 12/06/2014 - 19:35 | Lu: 17174 fois