«Hardi des Vieilles», ambassadeur 2010 de la race, a participé dimanche dernier à la 7e Journée de l’Attelage où il a prouvé ses qualités de cheval de loisir sur les petits chemins de terre en Basse Ariège.
Aujourd’hui de retour au centre national des chevaux de Mérens où il est actuellement hébergé, l’étalon se prépare comme chaque année au printemps, à faire son travail de reproducteur.
Plus discret que son cousin le Mérens, le cheval de Castillon, également appelé cheval de Biros ou Saint-Gironnais, aurait pu complètement disparaître au début du XXe siècle avec la dépopulation de son berceau d’origine et la perte de ses débouchés traditionnels (cheval de selle pour la cavalerie, utilisé pour les travaux de cour dans les fermes, au service des diligences ou des transports dans les villes).
Ce petit cheval au caractère facile a été sauvé de l’oubli dans les années 75 grâce à un groupe d’amis bien déterminés à attirer l’attention du ministère de l’agriculture.
Car si le livre généalogique du Mérens date de 1947, il aura fallu attendre 1996 pour que les Haras Nationaux reconnaissent la race des Castillonnais dont les représentations sont pourtant visibles sur les parois de grottes préhistoriques.
«Les races pyrénéennes, explique Olivier Courthiade responsable du Studbook, ont toutes un dénominateur commun: du sang espagnol […]
J’ai découvert ce cheval après avoir consacré 19 ans de ma vie au Mérens.
Pour le Castillonnais, il y avait urgence car le manque de reproducteurs, la disparition des élevages mettait en péril la survie de la race […]
Aujourd’hui, nous travaillons sur deux axes principaux: l’amélioration de la génétique et le soutien de la phase d’élevage, l’objectif étant de doubler, d’ici 2014, l’effectif des juments poulinières»
Et pour ce faire, M. Courthiade fait le tour des élevages pour confirmer les poulinières (évaluations des juments de trois ans): présentation au modèle, relevés hypométriques, allure, robe, tout est passé au crible pour améliorer la race.
A la différence de son cousin, le cheval de Castillon est noir pangaré, ou bai foncé, avec comme particularité, des marques de feu aux flancs et un nez de renard.
Certains, comme Hardi des Vieilles, ont une marque sur la cuisse gauche, un sabot pointu de Bethmale.
«Ce petit cheval polyvalent est encore trop peu connu du grand public», indique Laurent Levoyer, président de l’association nationale du cheval castillonnais d’Ariège Pyrénées.
Ce syndicat de race ne compte pas moins d’une soixantaine d’adhérents dont on pourra retrouver les plus beaux spécimens au concours annuel d’élevage de la race, samedi 28 août 2010 à Castillon en Couserans.
Informations: http://www.chevaldecastillon.com
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7e journée Nationale de l'attelage sous un soleil printanier
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