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Pour ERDF, se former, c'est se protéger: formation sur la sensibilisation des risques électriques

© midinews 2014

Une explosion, une boule de feu, un effet blast avec des décibels amplifiés… ce matin dans la cour de l’agence ERDF de Pamiers avaient lieu d’impressionnantes démonstrations de l'effet que produit un court-circuit sur un réseau électrique de 4 000 ampères.

Une formation organisée par Karim Sahnoun de l’unité opérationnelle de formation ERDF basée à Ste Tulle non loin d’Aix en Provence, venu à l’invitation de la direction territoriale de l’Ariège.

Cette sensibilisation des risques électriques et notamment sur les courts-circuits s’adresse bien entendu prioritairement aux personnels techniques d’ERDF mais Gérard Lousteau, le directeur territorial a souhaité l’étendre à un public extérieur susceptible de travailler à proximité ou en relation avec le réseau: personnel du syndicat départemental des collectivités électrifiées de l’Ariège (SDCEA), Communauté de communes de Pamiers, régies électriques de l’Ariège, prestataires privés tels que Gabarre, Spie ou BV SCOP, y compris une délégation de militaires du 1er RCP, des représentants de la CAPEB, de l’UPAP mais également une classe du lycée Irénée Cros de Pamiers.
Des élèves très studieuxC’est avec leur principal, Frédéric Labarbe que cette classe de première année en bac pro Electrotechnique, énergie, équipements communicants (ELEEC) est venue suivre cette formation.

Ces jeunes seront amenés un jour à intervenir dans la production, le transport, la distribution et la transformation de l'énergie électrique. Certains d’entre eux seront chargés de la réalisation, de la mise en service et de la maintenance des installations électriques et des réseaux, de l'organisation et de la planification des chantiers. Du fait de l'évolution des techniques et des technologies (tant dans le secteur industriel que dans l’habitat ou les équipements publics), ils sont invités au cours de leur cursus a réaliser un certain nombre de stages que ce soit dans les entreprises artisanales ou dans les grands groupes afin de se confronter à la réalité d’un travail en perpétuelle évolution.
Une démonstration par l’exempleL’animation s’est décomposée en deux temps: une partie théorique en salle, au cours de laquelle l’intervenant sensibilise les stagiaires sur le respect des procédures pour éviter ce type d’incident. Les diapositives projetées sur les dégâts occasionnés par les accidents liés aux risques électriques sont autant d’illustrations visant à faire prendre conscience des risques encourus:

«Le but est de montrer à l'assistance que, sans aucune protection, le technicien risque d'être gravement brûlé, de devenir aveugle, défiguré, ou dans le pire des cas, de perdre la vie» indique Karim Sahnoun qui n’hésite pas a faire réagir son public:

«Vous savez faire un court-circuit, vous l’avez appris, ce que vous devez aussi savoir c’est que plus on s’éloigne de la source plus l’intensité du court-circuit diminue. Nous allons faire une démonstration sur du 4000 ampères mais sur un réseau cela peut aller jusqu’à 28 000 ampères… inutile de préciser que le dégagement thermique, de lumière, d’UV, l’effet de résonnance, les décibels sont amplifiés tout comme les dégâts, des lésions corporelles graves souvent irréversibles. A 50 degrés les alvéoles pulmonaires commencent à brûler et l’œil brule plus vite que le polystyrène […] Si vous observez les règles, vous n'aurez pas d'accident ou, au pire, si vous mettez votre ceinture il y aura moins de conséquences»

Après ce rappel sur les risques électriques et sur le port de protections individuelles, le test grandeur nature a été réalisé sur mannequin. «Deux courts-circuits sont provoqués lors d’une intervention sur un comptage: au cours de la première, le mannequin est présenté sans protection faciale, pour la seconde il porte un écran facial… la démonstration par l’exemple est saisissante d’où l’intérêt de se protéger» poursuit Karim Sahnoun.

La tête en polystyrène du mannequin a fondu au cours de la première expérience alors que la seconde démontre qu'avec les vêtements de sécurité et le casque, un technicien a toutes les chances de sauver sa vie.

«Nous comptons chaque année une cinquantaine d’accidents dits spécifiques au niveau national, c’est 50 de trop!»

Une sensibilisation qu’il serait utile de transposer à une autre échelle dans le milieu domestique. Chaque année en France, 2300 personnes sont victimes d’accidents dus à l’électricité et 160 en meurent…

25/03/2014 - 19:40 | Lu: 53249 fois