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Stop Pub: une campagne pour éviter 40 kg de déchets par an et par foyer

© midinews 2015

Les élus du Smectom du Plantaurel et Alain Caillat, directeur général du service ont lancé officiellement ce matin la nouvelle campagne de communication «Stop Pub» qui s’inscrit dans le cadre du programme de prévention visant à l’objectif 2017 de réduire les ordures ménagères et assimilées de 7 %.
Un programme de prévention avec une réduction des déchets à la source
Pour atteindre cet objectif, un panel d’actions déclinées par le Smectom vise à réduire les déchets comme l’a rappelé Isabelle Peyrefitte directrice technique en charge de la collecte: «Stop Pub est une mesure d’éco exemplarité.

Le Smectom du Plantaurel, porteur du programme local de prévention des déchets (PLP) pour l’ensemble du territoire s’est engagé à développer des outils de communication spécifiques à la thématique de la prévention des déchets.

Le but de cette campagne c’est de modifier les comportements en agissant de manière écoresponsable
».

Chaque année pas moins de 40 kg d’imprimés publicitaires gratuits sont distribués dans chaque foyer (soit 18 kg par personne), des publicités non sollicitées qui finissent dans le meilleur des cas dans les containers de tri papier (et qui seront ensuite recyclées), au pire enfouies avec les ordures ménagères à Berbiac (cela représente 2000 tonnes) ou dispersées dans la nature.

Le groupe de pilotage du programme local de prévention des déchets s’est entouré de l’expertise d’un studio graphique pour concevoir une campagne de communication avec un slogan et un logo fort destiné à marquer l’esprit des consommateurs en les interpelant sur la notion de gâchis: «jeter c’est gâcher, repensons nos déchets».

Car même si beaucoup de nos compatriotes apprécient ces imprimés dans leur boite aux lettres (80 % déclarent aimer lire les publicités), d’autre (ils représentent 18 % des personnes interrogées) ne désirent pourtant pas les recevoir.

 Aussi l’autocollant mis à disposition par le Smectom, donne libre choix à chacun d’entre nous d’accepter ou pas cette distribution gratuite.

Julie Gouët, chargée de mission PLP rappelle que si l’on veut lire les publicités tout en réduisant les déchets, on peut toujours aller consulter les offres de nos magasins favoris sur des sites internet dédiés ou s’inscrire sur des listes de diffusion et recevoir sur tablettes ou smartphone les offres promotionnelles.

Comme l’a indiqué Alain Caillat: «nous sommes à une charnière il faut à présent accompagner la dématérialisation, y compris au niveau des collectivités qui doivent repenser leur mode de communication».
Campagne Stop Pub: méthodologie de diffusion
Les autocollants de couleur rose et les kits de communication seront diffusés par les mairies et communautés de communes.

On pourra également les trouver sur les sites du Smectom du Plantaurel: «c’est par carnet de 10 autocollants avec des informations au dos qu’ils sont distribués sur ces points relais.

Un questionnaire permet de relever le code postal de la personne qui vient récupérer son autocollant. Elle indique s’il s’agit d’un renouvellement ou d’une première démarche
» explique Julie.

Un système de comptage permettra de mesurer dans quelques mois la performance de cette campagne de communication et un premier bilan sera réalisé aux alentours du mois de septembre.

«Nous allons rencontrer les responsables des grandes surfaces afin de leur faire remonter les chiffres des Stop-Pub leur permettant ainsi de négocier avec leurs imprimeurs les tirages à effectuer», poursuit Isabelle Peyrefitte qui souligne que les émetteurs de ces publicités gratuites ont consenti d’énormes efforts en matière de poids de leurs documents et beaucoup sont prêts à s’engager sur la voie de la dématérialisation… mais il reste encore du chemin à faire.

Nous avons trois ans pour accélérer le processus. Il faut espérer que les 10 000 autocollants imprimés et bientôt distribués vont y contribuer.

Laurence Cabrol | 09/04/2015 - 18:48 | Lu: 26515 fois