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La guerre d'Algérie racontée en douze poèmes par Georges Garié
22/02/2010 | 20:03

Rares sont ceux qui, d’un coté ou l’autre de la Méditerranée, se sont vraiment remis de la guerre d’Algérie.

Il n’y avait pas alors de ces CUMP - Cellules d'Urgence Médico-Psychologique - que l’on met aujourd’hui en place au premier risque de traumatisme.

Il y en avait d’autant moins qu’officiellement et jusqu’à peu, la guerre d’Algérie n’avait jamais eu lieu, mais seulement des «évènements»

Georges Garié, sentenois d’origine, a été un témoin «privilégié» de ces années noires.

Nommé instituteur dans le Sahara à sa sortie de l’Ecole Normale d’Alger, il participe à la guerre d’Algérie, en qualité d’appelé au Service Militaire, de septembre 1955 à décembre 1957.

Il apporte aujourd’hui, à travers douze poèmes «écrits en guise de thérapie», un témoignage rare.

Sous un titre sans ambiguïté «La guerre d’Algérie Poèmes de Georges Garié», ce retraité d’EDF raconte ce qu’il a vu, vécu, dans son âme et dans sa chair, sans jamais juger, même si certaines questions peuvent déranger «Dieu seul connaît depuis la couleur de son âme»…

Ses poèmes racontent chacun une histoire, ou plutôt L’Histoire vu par les yeux d’un jeune instituteur qui avait un jour choisi l’Algérie, comme d’autres «Certains par vocation, d’autres pour l’aventure ont préféré l’Afrique, son soleil, ses enfants»

Les mots sont simples, et l’on ne s’étonnera pas que celui qui fut maire de la petite commune d’Arrout (en Bethmale) pendant plus de quinze ans, soit un fervent admirateur d’un autre Georges, l’immense Brassens qui aurait sûrement aimé l’auteur du dernier poème du livret: «Maudite soit la guerre»

Au delà de ces textes, quatre anciens «Rémi, Armand, Michel et Georges» ont décidé, outre de reverser leur retraite d’«ancien combattant d’Algérie» à des œuvres caritatives, tant «elle leur restait au travers de la gorge», de militer dans l’association, «4acg»: Association des Anciens Appelés d’Algérie Contre la Guerre, laquelle se donne pour but, «à partir du travail de mémoire sur la guerre d’Algérie, de réfléchir, de témoigner et d’œuvrer pour la paix»

Pour cela, Geoges Garié et ses amis parcourent les établissements scolaires, démarche particulièrement salutaire en ces temps de vaines interrogations sur «l’identité française»

On peut contacter Georges Garié: «Pouech» 09800 Arrout / 05 61 96 83 95.

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auteur: Bernard Pastourel | publié le: 22/02/2010 | 20:03 | Lu: 11303 fois