Le romancier Georges-Patrick Gleize a dédicacé son dernier ouvrage «L'Auberge des Myrtilles», à la Maison de la Presse de Lavelanet, où l’attendait un grand nombre de fervents lecteurs.
«Juliette Menard est la seule à savoir ce qui s'est vraiment passé en 1943 à Peyrac, en Ariège.
Cinquante ans plus tard, elle confie quatre lettres au maire du village, à charge pour lui, s'il lui arrivait malheur, de les remettre aux fils de résistants déportés pendant la guerre, dans des circonstances jamais élucidées.
Après le décès de la vieille dame, qui relance cette ténébreuse affaire, les fils des victimes, se retrouvent à l'Auberge des Myrtilles pour faire toute la lumière sur la mort de leurs pères»
Auteur amoureux de sa terre, de ses paysages et de ses traditions, Georges-Patrick Gleize explore à travers une galerie de personnages attachants le quotidien d'un village ariégeois, dans le secteur de Tarascon, hanté par les fantômes du passé.
Lors de la séance de dédicace, Georges Patrick-Gleize s'excusera presque d'avoir pris du retard dans l'écriture de ce nouvel opus, quittant à regret sa dernière héroïne, Marthe, fille d'instituteurs, séduisante et enjouée, qui, n'obéissant qu'à son cœur et son esprit d'aventure, vivra des amours passionnelles, au mépris de la morale.
«Le destin de Marthe Rivière» reste, selon l'auteur, «ma plus belle histoire, la plus émouvante et la plus attachante, celle pour laquelle j’ai eu le plus de difficulté à écrire le mot Fin.
Peut-être, comme cela est parfois le cas, l’auteur est-il tombé amoureux de son héroïne ?»
Georges-Patrick Gleize signe là son 8e ouvrage, dont l’intrigue, comme dans ses précédents romans, entraîne le lecteur dans une contrée d’Ariège, si chère au cœur de ce parisien de naissance, qui passe son enfance à Foix, chez ses grands-parents, et à l’école Lakanal où il suit les premières années de sa scolarité.
Quand ses parents s’installent à Toulouse, le petit Georges-Patrick, âgé de sept ans, ne rentre que le dimanche dans l’Ariège; de cette rupture, il conserve la passion du pays qui l’a vu grandir.
Après des études secondaires au lycée Fermat à Toulouse, il suit des études supérieures d’histoire à l’université du Mirail qui le conduisent après licence et maîtrise, à un DEA d’histoire méridionale.
En 1979, avec, en poche, un Capes d’histoire et géographie, sa carrière le mène d’Aiguillon (Lot et Garonne) à Dunkerque.
En 1991, il choisit l’Ariège où il enseigne en classe de 1ère et terminale au lycée du Castella de Pamiers.
Après des publications sur le tourisme vert, son premier roman «Le temps en héritage» est édité par en 2002 par Albin Michel, prestigieuse maison d’édition qui publie les auteurs français les plus vendus, parmi lesquels Eric Emmanuel Schmitt, Amélie Nothomb et Jean Christophe Grangé.
Le succès de ce premier roman l'encourage à poursuivre dans cette voie tout en continuant d'exercer son métier d'enseignant.
Du «Temps en héritage» (2002), récit d'une adolescence campagnarde, au «Sentier des pastelliers» (2008), roman âpre et émouvant sur la culture du pastel dans la douceur nonchalante de la Belle Epoque, en passant par «Le forgeron de la liberté» (2006), hommage à tous ceux qui ont payé de leur vie le prix de la liberté ou «Un brin d'espérance» (2007), fresque sensible évoquant la solitude, l'âpreté et l'énergie d'une société rurale et attachante, Georges-Patrick Gleize poursuit avec modestie son bonhomme de chemin, nous plongeant avec émotion et nostalgie dans l'Ariège d'autrefois.
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