ariege > reportages vidéo > spectacles > musique
L'EIA à la conquête de Paris avec la Symphonie de l'Espace
09/03/2010 | 21:01
© MidiNews 2010

On ne présente plus l’Ensemble Instrumental de l’Ariège (EIA) créé à l’origine (en 1992) pour rompre l’isolement dans lequel se trouvaient les enseignants des écoles de musique.

La structure de l’EIA assure des missions de formation, de création, de diffusion d’œuvres musicales, forme les enseignants des écoles de musique.

Aujourd’hui, grâce au dynamisme de cette association, à l’implication de ses soixante-cinq musiciens, grâce aussi au soutien des politiques et surtout du Conseil général qui a vu en cette formation l’ambassadeur du département de l’Ariège dans l’hexagone, l’EIA s’est peu à peu ouvert au public avec un répertoire orienté vers des création originales.

La dernière en date, «La Symphonie de l’Espace» a été jouée pour la première fois l’été dernier sur le parvis de la grotte de Niaux.

Il n’aura échappé à personne que le lieu se prêtait parfaitement à ce monument de la musique de symphonie imaginé par Maxime Aulio.

«C’est une pièce très complète, la partition pèse à elle seule près d’un kilo» indique amusé Eric Villevière, le chef d’orchestre qui a peaufiné pendant deux jours les répétition de l’EIA qui s’apprête, dans sa tournée, à se produire au Conservatoire de Paris, à l’invitation de Philippe Ferro, enseignant, chef du très réputé Orchestre du Centre.

«C’est une belle aventure, poursuit Philippe, un très bel orchestre mais la complexité de l’œuvre impose un travail rigoureux et précis»

«La symphonie part de la création du monde pour s’éloigner de la terre, passer par le soleil et se déployer dans toute la galaxie», explique le génial Maxime Aulio qui n’en est pas à sa première création.

En effet, il a commencé la musique à 10 ans et malgré ses 29 ans, le répertoire de ce jeune compositeur est déjà jalonné d’une trentaine d’œuvre, créations contemporaines comme Montségur la tragédie cathare ou transcription d’œuvres symphoniques.

Avec sa dernière création, il intègre à la partition classique, aux chœurs et à la musique, des textes en latin, maya, en passant par la déclaration contenue par la sonde Voyager à destination d’une vie extra-terrestre ou le son du Spoutnik.

Une œuvre qui dès sa création à Niaux, puis les concerts réalisés à Toulouse et Carcassonne, a connu un vif succès.

Une reconnaissance du public qui n’est pas sans déplaire à Laurent Chayron, président de l’association: «il y a deux ans, l’EIA a été invité à France Musique pour une émission en direct d’une heure […]

Aujourd’hui, nous remontons à Paris accompagnés des chœurs de Midi-Pyrénées pour le concert de clôture des 5e rencontres des concerts d’harmonie […]

Cette invitation sonne comme une reconnaissance du travail accompli […] le département peut être fier de ses musiciens !
»

Avant de se produire au Conservatoire de Paris le 21 mars, l’ensemble jouera dans l’Aude le 13 mars à Villemoustaussou.

Informations sur le site de l’EIA: http://eia.musique.free.fr

actualites Ariege
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 09/03/2010 | 21:01 | Lu: 9915 fois