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Depuis 1984, on ne compte pas moins de 13 arrivées et 11 départs de la Grande boucle dans le département de l’Ariège...
Mais avec les récentes réformes «qui réduisent de manière drastique le budget du Conseil Général», Augustin Bonrepaux le président de l’assemblée départementale reste dubitatif.
C’est en tout cas la question qui se posera sous peu et qui a été abordée hier au Conseil Général avec Daniel Rougeat, responsable ASO (Amaury Sport Organisation) des relations avec les collectivités territoriales venu préparer l’édition 2010 du Tour de France qui passera une fois encore par les Pyrénées ariégeoises… mais pour combien de temps?
C’est donc en présence d’Henri Nayrou, vice-président du Conseil Général, de Pierre Bertrand, directeur de l’office de Tourisme des Vallées d’Ax, et de Dominique Fourcade, premier adjoint de la cité thermale (également ville arrivée du Tour 2010 le 18 juillet prochain), que s’est tenue une conférence de presse pour alerter l’opinion publique sur les conséquences indirectes de ces réformes.
«Nous allons avoir des difficultés, nous avons déjà prévenu les associations mais aujourd’hui avec la suppression de la taxe professionnelle et la baisse de la TVA, nous n’avons plus les moyens de faire venir le tour de France en Ariège»
Un accord tacite lie le Conseil Général avec l’association organisatrice et les bonnes relations entretenues par Henri Nayrou, tout comme l’amitié qu’il cultive depuis de longues années avec Christian Prudhomme, constituent un élément favorable à la poursuite de cette belle aventure.
Cependant, tout a un coût: cette année le Conseil Général a mis sur la table 200 000 euros et la CCI 23 000 euros, sans compter la participation des communes de départ ou d’arrivée (au bas mot 22 000 euros pour Ax et Pamiers).
«Nous avons investi une bonne part de notre communication institutionnelle sur cette image de l’Ariège, département du vélo, explique Henri Nayrou, et la Grande boucle fait la promotion de nos montagnes»
Que faire donc pour continuer à faire rêver ces milliers de visiteurs qui chaque année pendant deux jours attendent la caravane du Tour sur les bords des routes ariégeoises?
Les élus présents ont évoqué la possibilité de trouver d’autres financements: «j’ai écrit au président Maurat pour lui demander de doubler sa participation» indique Augustin Bonrepaux.
Avant d’ajouter: «il a certainement autant de difficultés que nous […] Alors peut être faudrait-il faire participer tous ceux qui bénéficient de cette manne que représente le Tour […]
Les collectivités sont également impactées par la baisse de ces recettes mais les commerçants, les hôteliers, les restaurateurs, les entreprises qui bénéficient de la baisse de la TVA et de la TP de 22%... ne pourraient-ils pas apporter une contribution?
Car si les entreprises paient moins d’impôts par voie de conséquence, le Conseil général a moins de recettes car rappelons que 73% de l’investissement global dans le département est assuré par les collectivités»
Un tour de France 2010 sur fond d’interrogation, des menaces planent sur le grand barnum…
Mais peut-on envisager le Tour sans les Pyrénées et les cols mythiques qui ont fait la popularité de l’épreuve depuis ses débuts?
Une épreuve qui fête justement cette année le centenaire de son passage dans les Pyrénées…
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