En 2008 nous avions partagé son aventure humaine et sportive… Yvon Blazy a parcouru 12 623km, traversé 12 pays et fait partie des 102 participants à couvrir le Paris-Pékin à vélo.
Depuis son retour, il continue à pratiquer sa passion, les cols andorrans ou ariégeois qu’il connait bien, en solo ou en groupe avec le cyclo club du Pays d’Olmes où il est licencié.
Pour lui, le Tour de France c’est avant tout l’esprit festif, des familles entières qui se retrouvent sur les bords de route pour attendre la caravane et encourager les coureurs.
Cette année encore, la grande boucle revient dans le département de l’Ariège et c’est sur les rives du bord du lac de Montbel qu’Yvon Blazy nous a livré ses impressions sur cette étape ariégeoise.
1910-2010, le Tour rend hommage au centenaire des Pyrénées mais cette première des quatre étapes Pyrénéennes propose deux ascensions qui ne sont pas «historiques» comme celle du col du Tourmalet inscrite au programme dès 1910, mais qui pourraient cependant faire changer le maillot jaune d’épaules.
En effet l’exigeant Port de Pailhères et le mythique plateau de Bonascre à Ax 3 Domaines ne figurent au programme que depuis peu mais après deux semaines de course et après le franchissement des Alpes, l’ascension entre Usson et le Col de Pailhère puis l’enchaînement à 30 km de l’arrivée avec la montée vers Ax 3 Domaines pourrait bien être fatale au peloton de tête.
Pour Yvon Blazy, originaire d’Ax les Thermes, les routes du Tour n’ont pas de secret: «je programme au moins une fois par an le Port de Pailhères et il nous arrivait enfant de monter jusqu’à deux fois par jour au plateau de Bonascre […]
Si l’on regarde toutes les montées de l’épreuve, il ya eu le col de la Fraie, le jour du 14 juillet, Mende avec le plus fort pourcentage de dénivelé mais sur une distance de 4 kilomètres seulement, puis viennent dans l’ordre des difficultés, Bonascre, Pailhères et enfin le Tourmalet […]
Les cols ariégeois sont à mon avis les deux montées les plus difficiles de l’édition 2010»
Mais notre commentateur, et il en a déjà fait part aux élus du département notamment à Henri Nayrou, député de l’Ariège, regrette qu’il n’y ait pas une étape contre la montre autour du Lac de Montbel et une arrivée à la station des Monts d’Olmes.
«C’est le contre la montre auquel je rêve depuis longtemps, il permettrait de relier les départements de l’Aude et de l’Ariège, les régions Languedoc Roussillon et Midi-Pyrénées […]
Un joli parcours d’une quarantaine de kilomètres dans un paysage vallonné, en passant par Camon et Léran, deux villages pittoresques de ce coin d’Ariège […]
Et pourquoi pas une arrivée aux Monts d’Olmes, au pied du Saint Barthélémy, un des sommets les plus réputés des Pyrénées !»
Si depuis une semaine Yvon Blazy regarde le Tour de France à la télévision, dimanche il sera le premier à monter à vélo au col de Pailhères pour y attendre les coureurs et se mettre dans l’ambiance… car avant tout le Tour de France c’est la fête du vélo.
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