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Coupe de France de Vol relatif: «en chute libre, on ne tombe pas, on vole!»
16/07/2010 | 19:57
© MidiNews 2010

Depuis le 15 juillet, vous avez peut-être aperçu des nuées de parachutistes pleuvoir du ciel de l'aérodrome des Pujols... Ce n'était pas une hallucination.

Jusqu'au 18 juillet, le centre Ecole de Parachutisme sportif de l'Ariège accueille la deuxième manche de la finale de la coupe de France de «Vol Relatif»

Pour les non initiés, le Vol Relatif est une des disciplines les plus pratiquées dans le monde du parachutisme.

Et pour l'occasion, 200 compétiteurs répartis en 43 équipes se joueront des lois de la gravité.

Avec trois avions qui tournent en permanence pour transporter les sportifs.

Pour les épreuves, chaque équipe de 4 ou 8 parachutistes doit réaliser un maximum de fois une série de figures imposées, tirées au sort avant chaque compétition.

Tout cela avec un temps limite pour réaliser ces figures: 35 secondes pour les équipes de 4, et de 50 secondes pour les équipes de 8.

Pour permettre aux juges de comptabiliser le nombre de figures effectuées, chaque équipe possède un «vidéo-man», qui emporte sur son casque une caméra numérique.

«Il faut jouer avec le vent créé par nos propres mouvements» précise Frank Buisson, président du C.E.P.S de l'Ariège, ravi d'accueillir l'évènement sur l'aérodrome des Pujols.

Manu Sarrazin a quant à lui été capitaine de l'équipe de France de vol relatif de 2003 à 2008 et double champion du monde en 2006 et 2008.

Avec ses 10 000 sauts à son actif, il est un habitué de la discipline qui s'apparente en fait avec un jeu avec le vent, «on utilise le vent relatif de notre poids quand on tombe pour se déplacer.

Chaque mouvement que l'on fait nous permet d'avancer, de reculer, de tourner. Donc on essaye de maitriser le vent pour faire des figures en l'air
»

Et tout cela grâce un indispensable travail d'équipe et des chorégraphies réglées à la seconde, «quand on regarde un vol relatif à 8, c'est vrai qu'on a l'impression de voir un ballet de parachutistes.

Mais on ne peut pas non plus parler de travail artistique. C'est assez cartésien comme sport. Une figure égal un point
»

A noter aussi que tous ces compétiteurs sont amateurs et vivent donc cette passion au prix de nombreux sacrifices au quotidien.

Un membre de l'équipe de France s'entraine par exemple avec près de 800 sauts par an.

Pour Manu Sarrazin, «il n'y a pas de professionnels en compétition: même l'équipe de France est amateur.
Tant qu'on ne trouvera pas de gros sponsors, on ne pourra pas être professionnel.

En fait, on a un peu du mal à se vendre car on a une étiquette très extrême alors qu'on est un sport
»

Chapeau bas donc, pour ses danseurs des airs qui réalisent un bout du fantasme d'Icare à chaque saut, «on s'amuse avec notre tapis d'air et la terre est loin, étant donné qu'on ouvre le parachute à 1000 mètres.

On est plus dans la recherche du plaisir et de la maitrise du vol que dans la recherche de la peur.

Lorsqu'on est en chute libre, on ne tombe pas, on vole !
»

(Avec des remerciements tout particuliers à toute l’équipe du club de parachutisme de Pamiers pour son accueil chaleureux)

Pour en savoir plus: http://www.parachutisme-pamiers.fr

C.E.P.S de l'Ariège
Aérodrome de Pamiers les Pujols
BP20045 - 09101 Pamiers
Tél / Fax: 05.61.68.72.00

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 16/07/2010 | 19:57 | Lu: 11039 fois