C'est Thomas Voeckler (BBOX) qui a gagné cette quinzième étape entre Pamiers et Bagnères-de-Luchon (187,5 kilomètres) et Contador qui a remporté le maillot jaune.
Mais au delà de ces résultats, nous nous sommes faufilés parmi les aficionados du Tour, public de la première heure, pour en savoir un peu plus sur cette passion.
Difficile pour eux de trouver les mots. Même si de l'autre côté des barrières, là où on attend patiemment la caravane et les coureurs, certains adjectifs reviennent en boucle: convivialité, festif, chaleureux.
On dit même que le Tour de France est la troisième fête la plus populaire, après les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de Football.
Une affirmation qui n'a fait aucun doute ce lundi pour ce départ d'étape à Pamiers, avec des supporters venus de partout, des Appaméens sortis au balcon, et des trottoirs envahis par des mordus de vélos.
Et dans le public, les générations se mêlent.
Car le succès du Tour semble n'avoir jamais faibli, malgré les déboires du monde cycliste.
Déjà, l'évènement (synonyme de vacances) est gratuit. Et tout le monde peut se sentir concerné puisqu'il traverse presque tout l'hexagone.
La Grande boucle est aussi centenaire (on fête d'ailleurs cette année les 100 ans de son premier passage dans les Pyrénées).
Ce qui a laissé le temps à la course d'être léguée de génération en génération. Le Tour de France, ça se transmet!
Ce spectateur par exemple, qui tient sa fille de 4 ans aux premières loges sur une barrière raconte: «mon père m'avait emmené voir le Tour de France, maintenant je fais pareil avec ma fille»
Pour cet autre père de famille, «il y a quelque chose d'un peu magique. Voir ça avec des yeux d'enfants, c'est exceptionnel»
Mais il y a aussi la passion du vélo, partagée depuis l'après guerre par ces trois copains appaméens. Venu applaudir les coureurs, l'un d'eux raconte «on a toujours fait du vélo. Après la guerre, je faisais 7 kilomètres pour aller travailler. Et si je voulais aller au cinéma, il fallait en rajouter 14 de plus !»
Et puis, il y aussi certaines traditions qui ne se démodent pas et qui dépassent largement le sport: comme la liesse de la foule au passage de la caravane publicitaire, quand de belles hôtesses lancent en se trémoussant des cadeaux publicitaires et divers gadgets.
Au delà du show des sponsors et de l'exploit des athlètes, le Tour de France reste aussi le moment où les territoires peuvent se mettre en avant.
C'est ce qu'a d'ailleurs rappelé Henri Nayrou (député de l'Ariège) à quelques mètres de la ligne de départ: «c'est une fête populaire, mais aussi un formidable vecteur de communication»
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