Etonnant de voir un observatoire du ciel équipé en plein milieu de l’Ariège...
Pourtant, perchée sur les hauteurs de Sabarat, sa coupole en bois de 6 mètres de diamètres cache fièrement le «grand bleu», un télescope qui dévoile nébuleuses, galaxies et autres amas d’étoiles mystérieuses.
«Nous l’avons acheté d’occasion à un club suisse, précise Didier Kretz, animateur de l’observatoire.
Plutôt qu’un agrandissement, un télescope fonctionne comme un entonnoir à lumière. Au fond du tube, il y a un miroir qui fait 45 cm.
Il faut savoir que dans les plus gros télescopes, ces miroirs peuvent mesurer 10 mètres»
A l’origine, l’Observatoire de Sabarat a été construit par le pasteur du village dans les années 90.
A sa mort, le projet s’est transformé en association loi 1901, aujourd’hui portée par près de 80 adhérents passionnés.
Pour eux, pas question d’être barbants, «notre seul but, c’est de casser l’image pénible du scientifique et le côté inabordable de l’astronomie. Nous voulons «refiler le virus» et transmettre une envie»
Pour cela, avant la connaissance des explications scientifiques, et bien avant les méandres de l’astrophysique, l’observation du ciel passe avant tout par le simple émerveillement.
Michèle Jung, membre du club, a quelques souvenirs envoûtants dans sa carrière d’«observatrice des étoiles»:
«Dernièrement, j’ai vu la constellation des pléiades, on aurait dit des diamants, c’était fabuleux. Je me souviens aussi de cette éclipse de lune totalement magique. On aurait dit une sphère collée sur un fond noir»
Quant à Claude, il en est venu à l’astronomie après qu’on lui ait offert un télescope pour ses 60 ans, «je ne savais pas m’en servir donc je suis venu apprendre»
Pour lui, observer le ciel rend humble, «on mesure notre petitesse dans un univers gigantesque !»
Pour prendre conscience de ces dimensions, dans le cadre de l’Année Mondiale de l’Astronomie 2009, une idée a germé: celle de refaire la maquette du système solaire en prenant comme échelle le soleil réduit à la taille de la coupole de 6 mètres de diamètres de l’observatoire.
Les planètes se disposent donc dans la vallée de l’Arize. La dernière, Neptune, se situe ainsi à Montesquieu Volvestre, plusieurs kilomètres plus loin.
Enfin, des soirées publiques sont organisées une fois par mois en hiver, une saison où il est recommandé de lever la tête car, selon Didier Kretz, «c’est en hiver que l’on voit le mieux le ciel car il fait froid et l’atmosphère est moins chargée en humidité»
La prochaine soirée publique aura lieu le 19 décembre.
Pour en savoir plus: www.observatoire-sabarat.com, 05 61 59 52 14.
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