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Un bilan mitigé pour les professionnels du Tourisme du Couserans
16/09/2011 | 19:41
© MidiNews 2011
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Le moins qu’on puisse dire c’est que le constat est plutôt décevant pour le président de l’association Cœur de Pyrénées quant à la saison touristique estivale qui se termine.

Et pourtant avant juillet tout le monde voulait bien croire que cette saison serait un bon cru.

Tous les ingrédients étaient réunis: les révoltes arabes qui poussent les touristes à rester en France et des taux de fréquentation de la destination «France» qui étaient annoncés hors normes, la campagne publicitaire lancée par la Région Midi-Pyrénées notamment autour des Grands Sites qui aurait du rejaillir sur le reste de la destination Saint-Lizier et le Couserans et puis surtout «l’effet Tour de France» qui devait lancer la saison dès le 16 juillet.

Sans compter le regroupement des Offices de tourisme sensé améliorer «la force de frappe» des institutionnels pour mieux promouvoir la destination.

Las, un mois de juillet calamiteux sur le plan de la météo et voilà tous les espoirs d’une bonne saison réduits à néant.

La seule satisfaction pour la plupart des professionnels réunis au sein de Cœur de Pyrénées aura été l’excellent mois d’août, et encore la première quinzaine, hélas insuffisant pour sauver le bilan.

«Il est indubitable que la pleine saison touristique se réduit comme peau de chagrin, résume le président, encore heureux qu’en ce début septembre ensoleillé on fonctionne bien dans l’ensemble grâce aux étrangers et les clientèles régionales à plus haut pouvoir d’achat»

L’association compte une quarantaine de membres, reflet assez précis du tourisme en Couserans, des différents types de prestataires comme des secteurs géographiques.

Tout le monde s’accorde pour reconnaître les réservations de plus en plus tardives, le choix de la facilité et de la simplicité quelle que soit l’origine des clientèles et surtout le côté versatile de ces dernières, capables de décommander ou de changer de choix selon ses humeurs et surtout en fonction d’un héliotropisme exacerbé, qui fait et défait les destinations au gré des changements météorologiques.

Et les mêmes professionnels de reconnaître le peu de poids de la «destination Couserans» qui a bien du mal à émerger de la pléthore d’offres concurrentes.

Là encore tous les professionnels ne sont pas logés à la même enseigne.

La restauration aura bien marché ainsi que les prestataires d’activités (loisirs de pleine nature, pêche, spéléologie,…).

Les gîtes et camping auront également eu un mois d’août particulièrement important surtout pour ceux disposant de bungalows et autres hébergements légers de loisirs.

Pour le secteur hôtelier, le bilan de la saison s’annonce mauvais.

Il existe tout de même des points forts: les Pôles Aulus-Guzet mais surtout Saint-Lizier semblent avoir bien tiré leur épingle du jeu.

Ainsi les visites sur Saint-Lizier se sont accrues de 25%, profitant à l’ensemble des éléments patrimoniaux prestigieux mais également au Musée départemental, récemment ouvert.

Même constat «Au pays des Traces» chez Jean-Louis Orengo qui estime la hausse à près de 30% pour son site consacré à l’ichnologie.

Les lieux fermés auraient donc profité de cette météo mitigée, tout autant que les grandes manifestations de l’été: Festival RITE, Festival de Saint-Lizier, et l’animation Autrefois le Couserans.

On pourra regretter de ne pouvoir corroborer cette vision des professionnels avec celle des institutions intervenant dans le champ du tourisme, PNR, Pays et surtout les Offices de Tourisme dont aucun représentant n’a fait le déplacement.

Pour autant, ces mêmes professionnels n’entendent pas se démobiliser et déjà les regards se tournent vers les axes de travail à améliorer pour améliorer les retombées économiques du tourisme.

En premier lieu, beaucoup d’espoirs se fondent sur l’avènement du e-tourisme, même si d’aucuns reconnaissent que ce ne sera pas le sésame miraculeux.

D’autres points restent perfectibles: une meilleure connaissance des différents acteurs et leur mise en réseau, une professionnalisation à parfaire via la mutualisation; et puis peut-être optimiser la signalétique sur place.

Chacun a encore à travers la gorge les panneaux retirés juste avant le démarrage de la saison par les autorités pour se conformer à la règlementation sous peine d’une astreinte de 200 euros par jour de retard, sans qu’aucune solution de remplacement n’ait été proposée.

Bref, des panneaux à la commercialisation sur internet, l’inter-saison s’annonce chargée pour les acteurs du tourisme.

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auteur: Py.M | publié le: 16/09/2011 | 19:41 | Lu: 12126 fois