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Espace nordique: le plateau de Beille fait le plein de nouveautés
08/12/2011 | 20:19
© MidiNews 2011

Nouveau logo, nouvelle piste, nouveau tapis roulant pour la luge...

Sur les hauteurs du plateau de Beille en Ariège, entre 1800 et 2000 mètres d’altitude, il ne manque plus que la neige pour mettre à profit toutes les nouveautés qui ont été concoctées par l’équipe de la station.

Mais tout cela découle d’une réflexion globale, qui n’a pas été découragée par la dernière saison d’hiver plutôt due au manque de neige tant à Beille qu’au Chioula (avec une baisse du chiffre d’affaires à 500 000€, contre 663 000€ pour 2009/2010).

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Les Rendez-vous de l’Hiver

-Lundi 30 et mardi 31 janvier 2012: la Pirena, course de traîneau à Chiens, seule épreuve internationale côté français avec une épreuve nocturne spectaculaire.

-Dimanche 18 mars 2012: l’incontournable Transpyrénéenne, grand fête du ski nordique. Une course populaire de tous les niveaux de 5,10, 21 ou 42 km.

Au contraire, la station a choisi d’investir pour un montant de 300 000€» insiste Guillaume Rochet, directeur de la station depuis un an qui, ayant fait ses classes au Canada, a ramené des tas de bonnes idées pour développer les espaces nordiques ariégeois.

Et si le plateau Beille n’a évidemment pas fermé la porte aux sportifs émérites et aux vrais montagnards, il souhaite aujourd’hui s’ouvrir de plus en plus aux familles.

Avec une image retravaillée: conviviale, basée sur l’amusement, le divertissement et le plaisir de la glisse; un maître mot qui a guidé tous les aménagements: «ludique»; et un logo qui veut tout dire: «j’aime la neige rieuse» (l’idée a même été déposée et protégée).

Il est loin le temps du ski de fond à la dure, «de l’image du moniteur avec une troupe de gamins derrière suant sang et eau» se souvient le vice-président de la communauté de communes Alain Naudy.

N’en déplaise aux puristes, «on mise sur une clientèle familiale à 80% toulousaine qui vient à la journée» explique le directeur, «on se doit aujourd’hui de répondre aux attentes et au confort de cette clientèle. La luge est un vrai produit du nordique. Il n’y a pas que le ski de fond»

En plus du ski nordique, du skating, de la marche nordique, de la raquette à neige, et de l’espace biathlon, Beille a donc décidé de mettre le paquet sur la luge, avec un nouveau tapis roulant de 100 mètres (qui va permettre la montée de 1000 personnes/heure et sera accessible aux personnes à mobilité réduite).

L’espace luge a été remaniée avec 4 pistes sécurisées dans un espace réservé, dont 3 ont été reprofilées (offrant des pentes à 16% et des largeurs de pistes multipliées par deux).

Dès l’entrée sur le site, un espace ludique pour le ski de fond sera aménagé, avec des bosses en tout genre; sans oublier une nouvelle piste de 2 km à faible dénivelé, pour les skieurs débutants.

«L’espace nordique, c’est aussi un ensemble de partenaires» note  aussi Guillaume Rochet, «l’école de ski, le restaurateur, mais aussi Angaka qui propose plusieurs activités»

En plus des chiens de traîneau, de la construction d’un igloo, ou des nuits en bivouac sous une yourte mongole, dans un tipi ou dans une cabane de trappeur, il y a un nouveau venu sur la station: un traîneau tiré par Tornade, un cheval de Mérens spécialement entraîné pour relever le défi.

Bref, il ne manque plus que la neige. Mais des murmures dans la vallée affirment déjà qu’il suffit d’attendre la prochaine pleine lune, le 24 décembre...


Espace Nordique: le regard de l’élu

Beille et le Chioula représentent à eux deux 25% de l’activité hiver de la vallée d’Ax.

Elles cumulent 80 000 journées de skis soit 70 000 pour Beille et 10 000 pour le Chioula.

Avec le ski de fond, on estime qu’un euro investi équivaut à 2 ou 3€ de retombées dans la vallée.

La régie des Espaces Nordiques de la vallée d’Ax compte 35 salariés dont 8 permanents.

C’est cet ensemble d’arguments qui expliquent le soutien sans cesse renouvelé des élus à la station.

«Sans la communauté de communes des vallées d’Ax, l’exploitation de la station serait structurellement déficitaire, ça va entre 500 000 et 900 000 euros si c’est une année catastrophique.

Il y a un minimum de salaires, d’entretien de fonctionnement à assurer
» explique le vice-président Alain Naudy, qui admet s’interroger pour l’avenir, «si les déficit s’accroissent au fil des années, il faudra trouver une solution.

On nous dit que d’ici 2050, il ne restera que quelques stations de ski. je n’y crois pas. Je crois qu’il y a de bonnes années et des moins bonnes.

Est-ce qu’il faut consolider l’existant ou investir pour pérenniser tout cela? Il y a des pistes, mais rien n’est tranché
»
actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 08/12/2011 | 20:19 | Lu: 11309 fois