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Les exploitants des stations pyrénéennes en réunion au sommet... du Golf d'Unjat

© midinews 2013

«C’est une vraie fierté, pour la deuxième année consécutive la France confirme son statut de premier domaine skiable au monde devant les Etats-Unis et la Suisse»

Ce mardi 24 septembre, la section Pyrénées de Domaines Skiables de France s’est rassemblée au Golf de l’Ariège à Unjat pour une réunion préparatoire aux prochaines AG de l’instance nationale.

L’occasion de faire un point sur cette activité en perpétuel mouvement, à la frontière entre le sport et le loisir, qui reste avant tout «une vraie industrie», selon Laurent Reynaud, Délégué Général de DSF - Domaines Skiables de France – qui est la chambre syndicale des exploitants de stations de ski à laquelle adhèrent l’ensemble des stations de ski de France et de l'Andorre.

La section Pyrénées rassemble les stations des 6 départements (66, 11,09, 31, 65, 64 plus l'Andorre), dont Alain Luneau (directeur de Font-Romeu - Pyrénées 2000) est l’actuel président tandis qu’Akim Boufaïd (directeur de Guzet) y représente le département de l’Ariège.

L'ordre du jour de cette réunion de bureau était chargé, avec entre autres sujets la formation des personnels de stations de ski, l’organisation des examens, la participation des stations pyrénéennes au financement de la FFS.

C’est cependant sur les grandes tendances de la pratique du ski et ses défis à venir que se sont focalisés les échanges avec la presse.

Avec un solde commercial positif le ski est aussi une réussite en terme d’aménagement du territoire«Sur la saison d’hiver passée, les Pyrénées contribuent à hauteur de 10% aux bons résultats nationaux, après une hausse de 6% de sa fréquentation, contre 5% au niveau national. On est heureux de constater que le ski résiste, malgré tout, bien à la crise et tient la promesse de l’emploi dans une conjoncture économique morose.

En Pyrénées, se flatte le délégué général, on a un panel de stations très représentatives, accessibles à tous les publics et toutes les bourses, un panel très appréciable.

Le ski fait vivre beaucoup de monde dans les territoires, continue Laurent Reynaud, pour un euro dépensé ce sont 7 euros qui reviennent sur le territoire, cela représente localement un certain nombre d’emplois non délocalisables»

Les grands défis à venir pour cette filière restent «une logique conquête voire reconquête des clientèles jeunes (via des classes de découverte, le plan ski jeunes, etc.) pour lesquelles le concurrent numéro un serait plutôt les outils de communication (Internet, portable et jeux en ligne…).

Le renouvellement du parc et notamment des remontées mécaniques, qui peut peser jusqu’à 30% du chiffre d’affaires moyen de la branche, reste lui aussi un vrai sujet, parfois source d’inquiétudes… dans les stations où les recettes sont insuffisantes»

Ces grands défis, Akim Boufaïd, représentant de la section ariégeoise, les a effectivement bien en tête. Car, «si chaque station est concurrente commercialement parlant, tous savent se réunir et se concerter pour faire face aux grands enjeux de demain et aux sujets de fond»

Pour le représentant de la section ariégeoise de DSF, «la sécurisation des pistes est le premier défi», mais il pointe lui aussi «le renouvellement du parc de remontées mécaniques et des équipements»

Le ski reste un secteur d’excellence en France et dans les PyrénéesCela étant, avec 57,9 millions de forfaits ski vendus, la France confirme bien que le ski reste un secteur d’excellence, qui impacte positivement en terme d’aménagement du territoire.

10.000 emplois directs sont concernés sur le massif des Pyrénées. Un massif composé de près de 200 stations (soit trois régions, 6 départements et l’Andorre) qui tire son épingle du jeu et reste exemplaire, selon Laurent Raynaud, «par des démarches collectives et anticipées en termes de protection de l’environnement, de préservation de la biodiversité ou d’intégration paysagère»

Les changements climatiques sont un autre défi à prendre en compte pour chacune d’entre elles, même si pour lui «ce sont des défis à 50 ans»

«Pour beaucoup de stations, la problématique reste de passer le cap des 15 – 20 ans devant des conditions de fonctionnement et d’exploitation difficiles, voire précaires» souligne Akim Boufaïd.

«Les territoires qui ont fait le choix du ski s’y retrouvent aujourd’hui, c’est une vraie réussite, martèle Laurent Raynaud, la première richesse d’une station c’est l’emploi. Rester attractif, aller chercher le client, notamment les clientèles étrangères, essentiellement espagnoles pour ce qui concerne les Pyrénées, reste un objectif au quotidien»

Pour les stations ariégeoises qui contribuent à hauteur de 11% du CA de la filière en Midi-Pyrénées, cet objectif, conciliant développement et préservation des espaces paysagers et naturels, reste donc un objectif vital.

Sylvain Sastre | 24/09/2013 - 18:48 | Lu: 21765 fois