Communiqué: Refusons l'inacceptable!
10/03/2010 | 19:56
Contre une politique éducative de tri social, de mise en concurrence des élèves, des établissements, des personnels.

Les personnels du 2° degré sont appelés à la grève ce vendredi 12 mars 2010 par leurs organisations syndicales: SNCL-FAEN, SUD-EDUCATION, SN-FO-LC, SNEP-FSU, CGT Educ'action, SNES-FSU et SNALC- CSEN.

Ils expriment ainsi leur total soutien aux mobilisations et mouvements en cours et notamment à ceux engagés dans la région parisienne.

Ils réaffirment leur opposition entière à la réforme des lycées et à la réforme de la voie professionnelle qui aggravent encore les conditions d'enseignement, à celle du statut régissant les établissements (EPLE), à la politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d'étude et réduit l'offre de formation.

Ils dénoncent les conditions scandaleuses de l'accueil et de la formation, annoncées pour la rentrée 2010, des professeurs stagiaires dans les établissements.

Désorganisant les services, menaçant de bloquer le mouvement des mutations, plaçant les stagiaires dans une situation professionnelle intenable et inadmissible: la scolarité de nombreux élèves sera affectée.

Ils demandent avec insistance au Ministre le retrait de réformes, dictées en grande partie par la recherche frénétique d'économies budgétaires, conduisant à la suppression massive d'emplois indispensables au service de l'Ecole de la République.

La gestion «à flux tendu» des personnels de l'éducation a des conséquences dramatiques qui suscitent parfois émotion et indignation: l'incident récent et grave au lycée Chérioux est par exemple largement la conséquence de l'absence de réactivité et de concertation des autorités qui, comme le plus souvent, ne tiennent aucun compte de la parole des personnels qui alertent sur la dégradation du climat dans l'établissement et réclament de longue date des moyens humains.

La «sanctuarisation» des établissements scolaires est un fantasme. L'école étant dans la société, elle est perméable à l'accroissement des inégalités, à la rupture des solidarités et à la violence des rapports sociaux engendrés par la politique du gouvernement.

De bonnes conditions d'apprentissage dans la classe, un meilleur encadrement des élèves et leur responsabilisation dans les établissements, l'amélioration de la vie des jeunes en dehors de l'école, la préservation de la mixité sociale dans les établissements ainsi qu'une politique ambitieuse de la ville, de l'emploi, de l'aménagement du territoire qui lutte réellement contre les exclusions et les ghettos sont aussi nécessaires que le respect des personnels, de leurs missions et de leur statut: c'est ce que réclament aujourd'hui les personnels du 2° degré; c'est ce qu'ils continueront à réclamer le 23 mars, avec d'autres personnels, en défendant la fonction publique, l'emploi, les salaires et les retraites.

Par email, SNES-FSU
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publié le: 10/03/2010 | 19:56 | Lu: 2221 fois