Marc Colombani: «Retraite , Ne laissons pas passer»
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25/08/2010 | 20:23
Le 7 septembre 2010 nous devons impérativement défendre notre système de retraite et le principe du départ à 60 ans, la raison en est simple et primordiale.
Notre système par répartition traduit un modèle sociétal basé sur le lien intergénérationnel , lien fondamental pour la cohésion sociale et la solidarité.
Ce principe est garant d'une société qui veut partager , équilibrer et être attentif à toutes ses composantes.
Oui l'allongement de la durée de vie est un plus non cela n'implique pas un simple regard comptable conjoncturel.
Une société évoluée doit clairement définir ses priorités et celles ci sont claires l'épanouissement de l'homme et la justice.
Nous avons les moyens de financer autrement les nécessaires évolutions que par le relèvement de l'âge de la retraite ou de la durée de cotisations qui n'auraient comme conséquence que de retarder l'accès du travail aux jeunes et de précariser encore plus les plus faibles.
Ce n'est pas un discours dogmatique les chiffres et les propositions ci après démontrent que nous avons les moyens de financer notre système:
• 1% de masse salariale du secteur privé représentait, en 2008, 0,65 milliard de cotisations supplémentaires pour l'assurance vieillesse;
• 1 % supplémentaire de cotisation vieillesse équivalait en valeur 2009, à 4,1 milliards de recettes supplémentaires;
• l'assujettissement de l'intéressement et de la participation aux cotisations de sécurité sociale rapporterait 3 milliards supplémentaires;
• une compensation intégrale par l'Etat des exonérations de cotisations de sécurité sociale aurait représenté, pour 2008, 1 milliard d'euros (au total, depuis 1991, ce sont plus de 36 milliards d'exonérations de cotisations qui n'ont pas été compensées par l'Etat à la sécurité sociale);
• une taxe de 5% sur les bénéfices non réinvestis aurait rapporté, en 2008, 5 milliards.
Au total, ces cinq mesures produiraient une recette annuelle de 13 milliards à la caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS).
A cela, il faut rappeler qu'un fonds de solidarité vieillesse (FSV) a été créé, en 1994, pour financer des périodes qui sont validées par l'assurance vieillesse, c'est-à-dire qui sont comptabilisées pour calculer la retraite, mais qui n'ont pas été cotisées.
Ce fonds devrait être financé chaque année par 1,3% de CSG (contribution sociale généralisée). Or, il ne l'est qu'à concurrence de 0,8%. La perte est de 5 milliards chaque année.
De plus, certaines périodes non cotisées (les périodes de maladie, maternité, invalidité et certaines périodes de chômage) ne donnent pas lieu à versement au FSV.
Si cela avait été le cas et si l'assiette de calcul du versement au FSV correspondait à 100% du salaire moyen, cela rapporterait 12 milliards par an à l'assurance vieillesse.
Ces chiffres sont sans doute techniques et complexes. Mais le résultat est là, Ces propositions rapporteraient au total 25 milliards supplémentaires par an aux régimes de retraite.
Elles seraient beaucoup plus efficaces que les solutions envisagées par le gouvernement.
Alors le 7 Septembre quelque soit votre situation mobilisez vous il en va de la survie d'un idéal de justice, ne laissez pas le marché financier lorgner sur notre patrimoine commun.
Par email, Marc Colombani, Délégué Départemental de la C6R, Membre du bureau fédéral du PS09
Notre système par répartition traduit un modèle sociétal basé sur le lien intergénérationnel , lien fondamental pour la cohésion sociale et la solidarité.
Ce principe est garant d'une société qui veut partager , équilibrer et être attentif à toutes ses composantes.
Oui l'allongement de la durée de vie est un plus non cela n'implique pas un simple regard comptable conjoncturel.
Une société évoluée doit clairement définir ses priorités et celles ci sont claires l'épanouissement de l'homme et la justice.
Nous avons les moyens de financer autrement les nécessaires évolutions que par le relèvement de l'âge de la retraite ou de la durée de cotisations qui n'auraient comme conséquence que de retarder l'accès du travail aux jeunes et de précariser encore plus les plus faibles.
Ce n'est pas un discours dogmatique les chiffres et les propositions ci après démontrent que nous avons les moyens de financer notre système:
• 1% de masse salariale du secteur privé représentait, en 2008, 0,65 milliard de cotisations supplémentaires pour l'assurance vieillesse;
• 1 % supplémentaire de cotisation vieillesse équivalait en valeur 2009, à 4,1 milliards de recettes supplémentaires;
• l'assujettissement de l'intéressement et de la participation aux cotisations de sécurité sociale rapporterait 3 milliards supplémentaires;
• une compensation intégrale par l'Etat des exonérations de cotisations de sécurité sociale aurait représenté, pour 2008, 1 milliard d'euros (au total, depuis 1991, ce sont plus de 36 milliards d'exonérations de cotisations qui n'ont pas été compensées par l'Etat à la sécurité sociale);
• une taxe de 5% sur les bénéfices non réinvestis aurait rapporté, en 2008, 5 milliards.
Au total, ces cinq mesures produiraient une recette annuelle de 13 milliards à la caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS).
A cela, il faut rappeler qu'un fonds de solidarité vieillesse (FSV) a été créé, en 1994, pour financer des périodes qui sont validées par l'assurance vieillesse, c'est-à-dire qui sont comptabilisées pour calculer la retraite, mais qui n'ont pas été cotisées.
Ce fonds devrait être financé chaque année par 1,3% de CSG (contribution sociale généralisée). Or, il ne l'est qu'à concurrence de 0,8%. La perte est de 5 milliards chaque année.
De plus, certaines périodes non cotisées (les périodes de maladie, maternité, invalidité et certaines périodes de chômage) ne donnent pas lieu à versement au FSV.
Si cela avait été le cas et si l'assiette de calcul du versement au FSV correspondait à 100% du salaire moyen, cela rapporterait 12 milliards par an à l'assurance vieillesse.
Ces chiffres sont sans doute techniques et complexes. Mais le résultat est là, Ces propositions rapporteraient au total 25 milliards supplémentaires par an aux régimes de retraite.
Elles seraient beaucoup plus efficaces que les solutions envisagées par le gouvernement.
Alors le 7 Septembre quelque soit votre situation mobilisez vous il en va de la survie d'un idéal de justice, ne laissez pas le marché financier lorgner sur notre patrimoine commun.
Par email, Marc Colombani, Délégué Départemental de la C6R, Membre du bureau fédéral du PS09
publié le: 25/08/2010 | 20:23 | Lu: 4997 fois
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