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L'annonce d'une hausse de la TVA plonge le secteur artisanal dans le désarroi
04/11/2011 | 19:22
La CAPEB demande maintenant un entretien d'urgence à François Baroin, Ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie.

Joseph Calvi, Président de la CAPEB de l'Ariège et administrateur national: «nous savons combien le bâtiment est un moteur de l'activité économique, notamment dans les territoires comme l'Ariège.

C'est pourquoi la recherche légitime de l'équilibre budgétaire ne doit pas tuer les derniers espoirs de croissance en touchant notre secteur.

Le sacre de l'austérité n'est pas une solution viable, d'autres arbitrages économiques sont possibles»

La révision des prévisions de croissance pour 2012 de +1,75 % à moins de +1 % contraint le gouvernement à réviser dans l'urgence un Projet de Loi de Finances déjà obsolète.

Objectif: trouver 6 à 8 milliards d'économies supplémentaires pour réduire le déficit.

Pour y parvenir la création d'un taux intermédiaire ou le relèvement de la TVA réduite à 7 % sont mentionnés, par voie de presse, comme des pistes les plus plausibles.

Un relèvement de la TVA sonnerait le retour d'une crise profonde.

Pour la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, toute remise en question de la TVA à 5,5 % vers un taux à 7 % poserait immédiatement la question d'une compensation par une baisse équivalente des charges sociales qui pèsent sur les entreprises du secteur.

Patrick Liébus, Président confédéral de la CAPEB, déclare: «le maintien de la TVA à 5,5 % est un élément essentiel à la croissance intérieure.

Il est grand temps que nos élus comprennent que la TVA à taux réduit n'est et ne peut être considérée comme une niche fiscale.

Deux raisons à cela: elle bénéficie à tous les Français et concerne tous les travaux de rénovation.

Par son augmentation, le gouvernement instaurerait une mesure insensée et injuste, qui viendrait assécher les dernières sources de croissance.

A ce jour, je suis d'autant plus inquiet que les pouvoirs publics n'ont pas contacté la CAPEB pour envisager, avec ses représentants, les conséquences d'une telle décision, pour le moment relayée uniquement par voie de presse»

La CAPEB estime participer déjà lourdement à la solidarité nationale.

D'une part, les 380 000 entreprises artisanales du secteur maintiennent une activité, non-délocalisable et à forte intensité de main d'oeuvre sur tout le territoire, qui contribue à la croissance nationale, laquelle permet de contribuer au remboursement des dettes de l'Etat.

D'autre part, les emplois préservés, malgré huit trimestres consécutifs de croissance négative dans le secteur (2009-2010), et les emplois créés alimentent les ressources de la protection sociale et des régimes sociaux.
Les conséquences d'une augmentation de la TVA à 5,5 % pour les travaux d'entretien-rénovation (Etude réalisée par le service des affaires économiques de la CAPEB, 2010
):
Dans l'hypothèse d'un relèvement d'un taux de TVA de 5,5 % à 7 %, le secteur du bâtiment et ses secteurs connexes s'en trouveraient affectés avec une diminution d'activité évaluée à près d'un milliard d'euros et près de 10 000 emplois qui disparaîtraient.

Par email, CAPEB
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publié le: 04/11/2011 | 19:22 | Lu: 4366 fois