Communiqué de Claude Doussiet, responsable du Parti Radical Ariégeois
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02/12/2011 | 20:50
Majorité PS et opposition UMP seraient-elles à ce point absentes de ces grands débats sur l'avenir de l'Ariège?
Hier l'Assemblée Générale de l'association FNATAP, aujourd'hui l'AG de la CCI suivie d'un débat sur la place de l'Ariège dans le développement du Grand Toulouse, dossier dans lesquels aucun responsable politique départemental ne s'est exprimé «sauf à titre personnel» comme l'a fait M. Sicre.
Où est dans ces grands débats, la parole président du Conseil Général, (compte-t-il davantage sur ses associations, officines du conseil général qui ont fait un «flop» ou qui le ferons inévitablement dans le futur... parce que sous perfusion politique?).
Où sont le député et son suppléant candidat (maire des Pujols tout particulièrement concerné...)? Ils attendent sans doute les prochaines élections dans lesquelles ils préfèreront, comme d'habitude, faire campagne contre «la droite», plutôt que de nous dire comment ils voient le développement du territoire de la première circonscription de l'Ariège, c'est tellement plus facile!
Sans, avec, à côté ou au seul bénéfice de l'agglomération toulousaine!
A supposer qu'ils souhaitent vraiment un développement et une émancipation économique de ces territoires qui forcément provoquerait une très forte évolution de la sociologie politique qui pourrait leur être fatale... comme le démontre le déclin électoral du PS sur tous les territoires en contact direct avec ce développement: Saverdun, Pamiers, Mazères dans la vallée de l'Ariège, Lézat et Le Fossat dans la vallée de la Lèze, et même Sainte-Croix- Volvestre à l'ouest!
Que font-ils pour faire en sorte qu'à côté de Toulouse, l'Ariège devienne l'Isère à côté de Lyon et non pas la Seine-Saint Denis à côté de Paris?
Que font-ils pour éviter le «dégoulinement» non contrôlé de l'urbanisation toulousaine sur notre département, pour que ne s'installent chez nous que des activités consommatrices d'espace et à moindre valeur ajoutée?
Comment éviter que viennent vivre en Ariège par défaut des familles victimes d'un foncier toulousain trop cher, pas plus maîtrisé aujourd'hui que hier et victimes de la pénurie de logements sociaux dans une agglomération toulousaine qui a le nombre de logements sociaux par habitant le plus faible de France?
Le Président de la CCI de Toulouse a beau s'en défendre, avec d'ailleurs une verve mais aussi une suffisance certaine, il y a bien en encore en Midi-Pyrénées, plutôt «Blanche Neige et les Sept Nains»
Et les désormais «exclusivement amis» socialistes haut-garonnais continuent à ne consentir que quelques miettes (chez eux, la solidarité, comme ils disent, a des limites....). Le «village des marques» implanté à Nailloux, au lieu de Saverdun, n'en est-il pas une illustration concrète?
Avez-vous vu Bonrepaux-Izard-Cohen autour d'une même table pour travailler au développement harmonieux et coordonné de nos territoires. En ce sens les initiatives des deux CCI sont heureuses.
Quels sont les questions qu'il nous faudra aborder avec Toulouse et quelles sont les positions que nous devrons prendre pour maîtriser notre destin?
Même si ce n'est pas forcément celle la plus d'actualité, bien que de tels projets nécessitent des stratégies arrêtées plusieurs dizaines d'années à l'avance, connaissons-nous la position de la majorité départementale, de M. le Député et de son suppléant, sur la question du futur grand aéroport toulousain en Ariège? Les réveils sur ces affaires que l'on croit endormies peuvent être brutaux!
Ce n'est pourtant pas un mince sujet pour le devenir de l'Ariège... On n'a pas besoin d'avoir connaissance de grandes études d'impact pour prétexter ne pas pouvoir se positionner.
Pour vous rendre compte de ces impacts, prenez tout simplement une photographie aérienne des environs de l'aéroport de Blagnac, reportiez-y la carte des zones de bruits générées par cet aérodrome (c'est un document public), et pointez y tout ce qui s'est développé autour (activités, habitat,...) et reportez tout cela sur une carte à la même échelle au centre d'un triangle Saverdun-Mazères-Pamiers, un des sites pressentis pour le nouvel aéroport toulousain en Ariège.
Imaginez qu'à reconstruire un nouvel aéroport, il devra à peu près avoir une capacité double de celle de Blagnac... et vous serez convaincus que ce n'est pas une petite affaire pour nos enfants et petits-enfants. C'est un choix majeur pour l'avenir de l'Ariège.
Qu'en pense d'ailleurs aussi l'UMP, également pas très «visible» dans les réunions évoquées? M. Marette, s'est-il opposé en son temps, lui aussi «à titre personnel»?
Le projet de réorganisation de l'intercommunalité en Ariège, certes proposé par le Préfet mais tellement soucieux de préserver quelques fiefs électoraux que le consensus à son sujet était sans doute plus profond que ne le laissent supposer les gesticulations générales et de façade du parti socialiste ainsi que le silence de son opposition, n'est pas adapté à l'instauration d'un aménagement maîtrisé au contact de la Haute-Garonne.
Une restructuration administrative et politique fondée sur le périmètre des Pays serait à l'évidence beaucoup plus opérationnelle et efficace. Pourquoi imaginer encore de nouveaux découpages territoriaux s'ils ne sont pas au service d'un développement de l'Ariège?
Développement qui est loin d'être harmonieux et qui peut tourner à une confrontation entre une basse Ariège livrée à une colonisation sauvages venant de l'agglomération toulousaine et une haute-Ariège accrochée à ses complexes touristiques et à ses parcs naturels et entre les deux des territoires laissés dans l'incertitude! Mais qui sait ce «qu'ils» en pensent?
A plus court terme, la politique hésitante de desserte routière du département est néfaste à une volonté de création de pôles de développement économiques de taille à constituer une alternative au pillage de notre territoire par l'expansion toulousaine.
Imaginez qu'il a fallu plus de deux ans au Conseil Général pour négocier avec l'Etat et la Région de quoi réaliser enfin la dernière couche d'enrobés de la déviation d'Ax!!!
Du temps du percement du tunnel du Puymorens, boudant Toulouse (horreur, elle était à droite!), l'Ariège a misé sur l'accueil d'entreprises catalanes. Delta Sud fut créé pour cela à Varilhes!
Vint ensuite le temps de l'autoroute Toulouse-Pamiers. Il fallut un certain temps pour convaincre les responsables politiques ariègeois que l'alternative autoroute à péage serait une meilleure solution que l'aménagement de la RN20 (idéologie oblige et il est vrai qu'alors «Saverdun était à gauche»!).
Il aurait mieux valu consacrer immédiatement son énergie à positionner l'Ariège pour tirer le meilleur bénéfice économique de cette nouvelle infrastructure.
Rien de tout cela; chaque commune a du se débrouiller comme elle a pu... certes dynamiquement, volontairement, mais petitement!
Enfin l'autoroute A64 et une antenne autoroutière en direction de Saint Girons aurait permis de créer, aux portes de Toulouse, un pôle de développement économique bien positionné sur nos propres atouts! Cette idée défendue par M. Roger Fauroux fut étouffée par la majorité départementale.
Et puis, zut, l'Ariège n'est pas forcément condamnée à vivre aux seuls dépends de l'agglomération toulousaine.
Comme le défendent encore certains, il n'est peut-être pas trop tard pour militer en faveur d'une voie structurante de piémont pyrénéen comme alternative à un nième rocade autour de Toulouse et qui au passage remettrait dans le circuit d'un développement durable de type ariègeois, Saint-Girons, Foix et Lavelanet.
A l'aulne du débat provoqué par la seule et encore très hypothétique déviation de Prat-Bonrepaux, le niveau d'ambition de la majorité départementale n'en est pas là!!!
Alors, bien sûr au cas où vous considèreriez, comme M. Nayrou, que nous sortons d'une longue hibernation, rafraîchissez nous s'il vous plait la mémoire sur les positions que vous avez prises et éclairez l'avenir pour répondre à toutes ces questions que soulève la société civile.
Comment prépare-t-on en Ariège ces «territoires responsables capables de réunir toutes les conditions pour accueillir de nouvelles entreprises et personnes, des terrains disponibles, des voies de communication, rester connectés et offrir une dynamique tant culturelle qu'entrepreneuriale de la vie»... pour que l'Ariège tire partie de «l'attractivité et du rayonnement de Toulouse», pour que l'Ariège puisse bénéficier des «capitaux attirés par Toulouse» ainsi que de sa richesse... qui nous serait «redistribuée équitablement»?
Ne souriez pas, c'est génial, ce serait cela faire de la politique!
Par email, Claude Doussiet, responsable du Parti Radical Ariégeois
Hier l'Assemblée Générale de l'association FNATAP, aujourd'hui l'AG de la CCI suivie d'un débat sur la place de l'Ariège dans le développement du Grand Toulouse, dossier dans lesquels aucun responsable politique départemental ne s'est exprimé «sauf à titre personnel» comme l'a fait M. Sicre.
Où est dans ces grands débats, la parole président du Conseil Général, (compte-t-il davantage sur ses associations, officines du conseil général qui ont fait un «flop» ou qui le ferons inévitablement dans le futur... parce que sous perfusion politique?).
Où sont le député et son suppléant candidat (maire des Pujols tout particulièrement concerné...)? Ils attendent sans doute les prochaines élections dans lesquelles ils préfèreront, comme d'habitude, faire campagne contre «la droite», plutôt que de nous dire comment ils voient le développement du territoire de la première circonscription de l'Ariège, c'est tellement plus facile!
Sans, avec, à côté ou au seul bénéfice de l'agglomération toulousaine!
A supposer qu'ils souhaitent vraiment un développement et une émancipation économique de ces territoires qui forcément provoquerait une très forte évolution de la sociologie politique qui pourrait leur être fatale... comme le démontre le déclin électoral du PS sur tous les territoires en contact direct avec ce développement: Saverdun, Pamiers, Mazères dans la vallée de l'Ariège, Lézat et Le Fossat dans la vallée de la Lèze, et même Sainte-Croix- Volvestre à l'ouest!
Que font-ils pour faire en sorte qu'à côté de Toulouse, l'Ariège devienne l'Isère à côté de Lyon et non pas la Seine-Saint Denis à côté de Paris?
Que font-ils pour éviter le «dégoulinement» non contrôlé de l'urbanisation toulousaine sur notre département, pour que ne s'installent chez nous que des activités consommatrices d'espace et à moindre valeur ajoutée?
Comment éviter que viennent vivre en Ariège par défaut des familles victimes d'un foncier toulousain trop cher, pas plus maîtrisé aujourd'hui que hier et victimes de la pénurie de logements sociaux dans une agglomération toulousaine qui a le nombre de logements sociaux par habitant le plus faible de France?
Le Président de la CCI de Toulouse a beau s'en défendre, avec d'ailleurs une verve mais aussi une suffisance certaine, il y a bien en encore en Midi-Pyrénées, plutôt «Blanche Neige et les Sept Nains»
Et les désormais «exclusivement amis» socialistes haut-garonnais continuent à ne consentir que quelques miettes (chez eux, la solidarité, comme ils disent, a des limites....). Le «village des marques» implanté à Nailloux, au lieu de Saverdun, n'en est-il pas une illustration concrète?
Avez-vous vu Bonrepaux-Izard-Cohen autour d'une même table pour travailler au développement harmonieux et coordonné de nos territoires. En ce sens les initiatives des deux CCI sont heureuses.
Quels sont les questions qu'il nous faudra aborder avec Toulouse et quelles sont les positions que nous devrons prendre pour maîtriser notre destin?
Même si ce n'est pas forcément celle la plus d'actualité, bien que de tels projets nécessitent des stratégies arrêtées plusieurs dizaines d'années à l'avance, connaissons-nous la position de la majorité départementale, de M. le Député et de son suppléant, sur la question du futur grand aéroport toulousain en Ariège? Les réveils sur ces affaires que l'on croit endormies peuvent être brutaux!
Ce n'est pourtant pas un mince sujet pour le devenir de l'Ariège... On n'a pas besoin d'avoir connaissance de grandes études d'impact pour prétexter ne pas pouvoir se positionner.
Pour vous rendre compte de ces impacts, prenez tout simplement une photographie aérienne des environs de l'aéroport de Blagnac, reportiez-y la carte des zones de bruits générées par cet aérodrome (c'est un document public), et pointez y tout ce qui s'est développé autour (activités, habitat,...) et reportez tout cela sur une carte à la même échelle au centre d'un triangle Saverdun-Mazères-Pamiers, un des sites pressentis pour le nouvel aéroport toulousain en Ariège.
Imaginez qu'à reconstruire un nouvel aéroport, il devra à peu près avoir une capacité double de celle de Blagnac... et vous serez convaincus que ce n'est pas une petite affaire pour nos enfants et petits-enfants. C'est un choix majeur pour l'avenir de l'Ariège.
Qu'en pense d'ailleurs aussi l'UMP, également pas très «visible» dans les réunions évoquées? M. Marette, s'est-il opposé en son temps, lui aussi «à titre personnel»?
Le projet de réorganisation de l'intercommunalité en Ariège, certes proposé par le Préfet mais tellement soucieux de préserver quelques fiefs électoraux que le consensus à son sujet était sans doute plus profond que ne le laissent supposer les gesticulations générales et de façade du parti socialiste ainsi que le silence de son opposition, n'est pas adapté à l'instauration d'un aménagement maîtrisé au contact de la Haute-Garonne.
Une restructuration administrative et politique fondée sur le périmètre des Pays serait à l'évidence beaucoup plus opérationnelle et efficace. Pourquoi imaginer encore de nouveaux découpages territoriaux s'ils ne sont pas au service d'un développement de l'Ariège?
Développement qui est loin d'être harmonieux et qui peut tourner à une confrontation entre une basse Ariège livrée à une colonisation sauvages venant de l'agglomération toulousaine et une haute-Ariège accrochée à ses complexes touristiques et à ses parcs naturels et entre les deux des territoires laissés dans l'incertitude! Mais qui sait ce «qu'ils» en pensent?
A plus court terme, la politique hésitante de desserte routière du département est néfaste à une volonté de création de pôles de développement économiques de taille à constituer une alternative au pillage de notre territoire par l'expansion toulousaine.
Imaginez qu'il a fallu plus de deux ans au Conseil Général pour négocier avec l'Etat et la Région de quoi réaliser enfin la dernière couche d'enrobés de la déviation d'Ax!!!
Du temps du percement du tunnel du Puymorens, boudant Toulouse (horreur, elle était à droite!), l'Ariège a misé sur l'accueil d'entreprises catalanes. Delta Sud fut créé pour cela à Varilhes!
Vint ensuite le temps de l'autoroute Toulouse-Pamiers. Il fallut un certain temps pour convaincre les responsables politiques ariègeois que l'alternative autoroute à péage serait une meilleure solution que l'aménagement de la RN20 (idéologie oblige et il est vrai qu'alors «Saverdun était à gauche»!).
Il aurait mieux valu consacrer immédiatement son énergie à positionner l'Ariège pour tirer le meilleur bénéfice économique de cette nouvelle infrastructure.
Rien de tout cela; chaque commune a du se débrouiller comme elle a pu... certes dynamiquement, volontairement, mais petitement!
Enfin l'autoroute A64 et une antenne autoroutière en direction de Saint Girons aurait permis de créer, aux portes de Toulouse, un pôle de développement économique bien positionné sur nos propres atouts! Cette idée défendue par M. Roger Fauroux fut étouffée par la majorité départementale.
Et puis, zut, l'Ariège n'est pas forcément condamnée à vivre aux seuls dépends de l'agglomération toulousaine.
Comme le défendent encore certains, il n'est peut-être pas trop tard pour militer en faveur d'une voie structurante de piémont pyrénéen comme alternative à un nième rocade autour de Toulouse et qui au passage remettrait dans le circuit d'un développement durable de type ariègeois, Saint-Girons, Foix et Lavelanet.
A l'aulne du débat provoqué par la seule et encore très hypothétique déviation de Prat-Bonrepaux, le niveau d'ambition de la majorité départementale n'en est pas là!!!
Alors, bien sûr au cas où vous considèreriez, comme M. Nayrou, que nous sortons d'une longue hibernation, rafraîchissez nous s'il vous plait la mémoire sur les positions que vous avez prises et éclairez l'avenir pour répondre à toutes ces questions que soulève la société civile.
Comment prépare-t-on en Ariège ces «territoires responsables capables de réunir toutes les conditions pour accueillir de nouvelles entreprises et personnes, des terrains disponibles, des voies de communication, rester connectés et offrir une dynamique tant culturelle qu'entrepreneuriale de la vie»... pour que l'Ariège tire partie de «l'attractivité et du rayonnement de Toulouse», pour que l'Ariège puisse bénéficier des «capitaux attirés par Toulouse» ainsi que de sa richesse... qui nous serait «redistribuée équitablement»?
Ne souriez pas, c'est génial, ce serait cela faire de la politique!
Par email, Claude Doussiet, responsable du Parti Radical Ariégeois
publié le: 02/12/2011 | 20:50 | Lu: 3473 fois
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