L'UD CGT Ariège communique: l'état de siège est décrété en Ariège!
18/01/2012 | 12:10
Quelques centaines de fans venus de tout Midi‐Pyrénées ont répondu présent à l'invitation du président dans un gymnase transformé en véritable bunker.

A l'appel de l'intersyndicale départementale CGT, CFDT, Solidaires, FSU et UNSA, 1000 Ariégeoises et Ariégeois étaient rassemblées, parqués à deux kilomètres. Dans une ambiance bonne enfant mais déterminés.
Elles, ils étaient seulement présent (e) pour réaffirmer leur mécontentement:

-sur la politique du gouvernement et du patronat sur la réforme des retraites, du projet de TVA sociale, les mesures fiscales et financières pour alléger le coût du travail;

-Sur le bilan désastreux de la politique de Sarkozy et du Medef en Ariège: Taux de chômage supérieur à 11%, augmentation significative des fermetures d'entreprises, casse des hôpitaux, régionalisation des MSA, URSAFF, CAF....

Elles, ils étaient présents pour porter les propositions de l'intersyndicale en termes d'augmentation de salaire, d'alternative aux licenciements, taxation des mouvements spéculatifs...

Alors que ce rassemblement s'est transformé et ce de façon spontanée en manifestation, après une centaine de mètres, des forces de polices (civiles, CRS, GIPN,) en nombre disproportionné se sont interposées.

Alors que des femmes, des grandes mères avec leurs petits enfants, des mineurs chantaient leur mécontentement sur la politique menée par le président, nous avons sombré dans la démesure et les violences policières.

De nombreux manifestants dont une dizaine de militants CGT ont reçu des éclats de grenades à fragmentations, d'autres ont été fortement intoxiqués par du gaz lacrymogène qui a nécessité un arrêt de travail conséquent. 4 plaintes ont d'ores et déjà été déposées par nos militants.

Parmi les victimes, des syndicalistes, des anonymes, des militants politiques, des élus mais aussi des enfants et des retraités, vomissaient en réaction aux gaz; quel beau pays que le notre!

Certains peuvent toujours regarder ailleurs en donnant des leçons de démocratie...Ils seraient bien inspirés tant qu'ils sont encore au pouvoir de condamner de tels agissements sur le territoire Français.

Cet acte barbare et gratuit doit tous nous interpeller sur les véritables motivations d'un gouvernement prêt à tout en ces périodes électorales pour afficher sa fermeté par des violences policières et s'attaquer ainsi aux droits individuels de chacun comme celui de manifester.

Toute la CGT condamne ces violences policières commises en Ariège ce 17 janvier.
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publié le: 18/01/2012 | 12:10 | Lu: 1475 fois