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Philippe Calléja réagit suite aux résultats des élections Sénatoriales en Ariège

Plusieurs enseignements doivent être tirés du scrutin sénatorial du 28 septembre 2014.

En premier lieu, ces élections sanctionnent l'échec du gouvernement à mener une réforme territoriale digne de ce nom. Après avoir multiplié les promesses démagogiques en direction des élus locaux tout au long de la campagne présidentielle et en abrogeant symboliquement la réforme de Nicolas Sarkozy dès l'été 2012, François Hollande s'était donné une obligation de résultat. Or depuis, on assiste à des revirements permanents, à l'incapacité à mener à bien l'acte III de la décentralisation, et à l'affaiblissement durable des collectivités locales, avec un recul sans précédent des dotations, alors même que le gouvernement ne parvient pas à juguler les dépenses de l'Etat.

Ce sont ces promesses non tenues, cette inquiétude pour l'avenir des communes, des départements et des régions, que les élus locaux ont sanctionné hier, en donnant la majorité au Sénat à la droite et au centre.

Mais plus encore, c'est la politique toute entière menée par François Hollande et Manuel Valls que les élus locaux ont rejeté hier. Au-delà du recul net des candidats socialistes (Alain Duran totalise 95 voix de moins que Jean-Pierre Bel, soit 15%), ce scrutin s'est traduit par l'arrivée, au Palais du Luxembourg, d'élus du Front National: alors qu'il ne disposait que de 1.000 grands électeurs, le FN a obtenu près de 4.000 suffrages, comme autant de symboles de la colère dans notre pays. Dans ce contexte difficile, dont le gouvernement porte la responsabilité et auquel l'Ariège n'a malheureusement pas échappé, le score réalisé par Jean-Marc Salvaing est donc très honorable.

En Midi-Pyrénées, de manière plus générale, l'hégémonie de la gauche se fissure, les vieux systèmes s'effondrent doucement et je me félicite des résultats, notamment dans la Haute-Garonne, l'Aveyron, le Tarn et Garonne, qui voient renaître, dans la lignée des élections municipales, le pluralisme dont notre région a tant manqué ces dernières années. A nous désormais, à l'amorce des scrutins cantonaux et régionaux, de porter des propositions fortes et novatrices, à la hauteur des attentes de nos concitoyens, pour faire taire la colère et redonner l'espoir.

Par email, Philippe Calléja, Président de la Fédération Départementale de l'UMP
29/09/2014 - 18:22 | Lu: 10233 fois

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