Engomer: rassemblement sur le pont samedi dernier

Le SIVE (syndicat intercommunal à Vocation Educative) qui travaille pour l’ensemble des communes du Castillonnais emploie 4 personnes dont 3 animatrices responsables du temps périscolaire et 1 directrice.
Si une classe ferme c’est un poste d’animateur qui saute, un instituteur déplacé et 12 enfants qui s’en vont étudier ailleurs. C’est pourquoi samedi 28 février 2015 les membres du SIVE et le collectif des parents d’élèves se sont réunis chaleureusement à Engomer afin de sensibiliser la population.
Pierre Vabre, porte-parole du SIVE, également instituteur et parent d’élève, nous explique que leur focalisation sur 2 axes très précis concernant d’une part la lettre d’intention signée et d’autre part le rendez-vous du 6 mars avec Rémy Toulza (maire d’Engomer) et Myriam Pujol (déléguée des parents d’élèves) auprès de l’inspecteur d’académie de Foix sera décisive pour la suite à venir.
Depuis novembre dernier, l’établissement d’Engomer était comme toutes les écoles rurales sous grande surveillance par l’Inspection académique de l’Ariège. Les premières remontées concernant les effectifs ont fait apparaître un déficit d’élèves sur l’école d’Engomer en particulier.
44 élèves ont été recensés pour la rentrée 2015 sans prendre en compte les quelque 10 élèves supplémentaires qui n’étaient pas encore inscrits, dont 4 enfants des TPS (Très Petites Sections).
La survie des écoles de nos vallées se limite à une équation. Le métier ou plutôt les métiers de l’instituteur n’ont plus rien de commun avec l’engagement de l’Éducation nationale qui ne remplit pas son rôle de service public en milieu rural.
L’épée de Damoclès plane en permanence au-dessus de la tête des enseignants malgré leur implication par rapport aux avancées politiques en matière par exemple d’aménagement des temps périscolaires et leur adaptation vis-à-vis des classes multiniveaux incluant la prise en charge des élèves en situation de handicap, c’est le cas à Engomer.
Si on voulait enclaver un peu plus nos vallées et pousser les familles à s’entasser dans les villes, on ne s’y prendrait pas autrement.
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