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Elections départementales Canton de la Haute Ariège: Bonrepaux tourne la page, quatre binômes en lice pour écrire le nouveau chapitre

Vue de la dent d'Orlu en Haute Ariège
© midinews (archives)

Quoi qu’il arrive au soir des 22 et 29 mars en Haute Ariège, c’est bel et bien une page de l’histoire politique ariégeoise qui se tournera définitivement.

Augustin Bonrepaux, président du Conseil général de 2001 à 2014, élu sur le canton d’Ax-les-Thermes depuis 1976, a en effet tiré sa révérence de la présidence à l’automne et indiqué qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat.

Souvent vilipendé, mais aussi respecté, Augustin Bonrepaux quitte donc la scène politique locale et ariégeoise à l’heure de ces élections départementales.

Sur ce nouveau canton de Haute Ariège, son départ s’accompagne également de celui de son voisin du canton des Cabannes, Christian Loubet, et de celui de Francis Magdalou, conseiller général sortant du Quérigut qui ne se représente pas… faute de circonscription élective.

Redécoupage oblige, les sept communes du «plateau» ont intégré le nouveau territoire constitué des cantons d’Ax et des Cabannes, ainsi que des communes tarasconnaises d’Ornolac et Ussat-les-Bains*. Et Francis Magdalou en a perdu son siège.

Pour l’élu socialiste, l’aventure se poursuit aujourd’hui comme remplaçant (avec Emilie Paulino, société civile) au sein de l’équipe conduite par Alain Naudy et Karine Orus-Dulac. Maires d’Orlu et de Sinsat, ils portent les couleurs de la majorité départementale.

Ces désignations par les militants n’ont pas surpris dans le landernau : Alain Naudy est un fidèle d’Augustin Bonrepaux depuis des années (il lui a succédé à la mairie d’Orlu en 1995) et Karine Orus-Dulac est l’actuelle suppléante de Christian Loubet au Conseil général. Ici encore, la majorité départementale veut jouer la carte de l’expérience et de la connaissance des dossiers pour porter un programme sur le thème de l’emploi.



Le symbole de la prise d’un canton historique
Elle aura bien besoin de ces qualités pour faire face aux ambitions de trois binômes bien décidés à faire tomber le canton de l’escarcelle socialiste. Pour les sièges qui s’y attachent. Pour le symbole aussi.

S’il en est un pour lequel la symbolique d’une victoire serait forte, c’est bien Daniel Géraud, actuel maire des Cabannes. Depuis son élection en 2008, l’homme a déjà ferraillé à de nombreuses reprises avec Christian Loubet, au sein de la communauté de communes notamment, ou avec Augustin Bonrepaux, au sujet de l’aménagement de la RN 20 par exemple.

Entrer au Conseil Départemental en lieu et place de ses deux adversaires favoris serait, pour lui, délectable. Et ce, d’autant plus, que le sujet de l’amélioration des conditions de circulation dans la vallée est un sujet de préoccupation pour l’ensemble des l’assemblée départementale.

A ses côtés, Eliane Subra revendique une candidature sans étiquette, tout comme leur remplaçant Thierry Barre et Brigitte Rinaudo.

Daniel Géraud évoque la même liberté même s’il reconnaît des contacts avec les initiateurs du collectif ESA avant les élections sénatoriales (lire notre article du 12 février 2015).

D’autres, aux deux extrêmes de l’échiquier politique, affichent à l’inverse clairement leurs couleurs, Gérard Durand et Marie Labécot pour le Rassemblement à Gauche, et Marc Marty et Laurence Lefort pour le Front National.

Les quatre candidats parlent de renouvellement, prônent une nouvelle gouvernance, mais affirment aussi leur attachement à la proximité. Ce qui les distingue fait davantage référence aux valeurs, bien sûr.

Autre différence : l’appartenance des uns à ce territoire d’élection (Gérard Durand et Marie Labécot résident et ont travaillé dans la vallée) quand d’autres ne le découvrent qu’aujourd’hui (Marc Marty vit à Cazaux, près de Varilhes, et Laurence Lefort à Verniolle).

Dans ce canton de montagne, marqué par le développement du tourisme de masse, été comme hiver, réglé par une culture pastorale atavique, tout en conservant un passé industriel encore vivace, les repères et la connaissance des lieux sont traditionnellement présents dans les esprits à l’heure du choix.

Mais que se passera-t-il dans les isoloirs cette fois-ci ?

Mardi : retrouvez la présentation du canton de Mirepoix.


*Le canton de la Haute Ariège est composé des 48 communes de : Albiès, Appy, Artigues, Ascou, Aston, Aulos, Axiat, Ax-les-Thermes, Bestiac, Bouan, Carcanières, Caussou, Caychax, Château Verdun, Garanou, Ignaux, Larcat, Larnat, Lassur, Le Pla, Le Puch, Les Cabannes, L’Hospitalet près l’Andorre, Lordat, Luzenac, Mérens les Vals, Mijanès, Montaillou, Orgeix, Orlu, Ornolac Ussat-les-Bains, Pech, Perles et Castelet, Prades, Quérigut, Rouze, Savignac-les-Ormeaux, Senconac, Sinsat, Sorgeat, Tignac, Unac, Ussat, Urs, Vaychis, Vèbre, Verdun, Vernaux.

Crédit illustration (ci-dessous): Conseil général de l'Ariège

PB | 09/03/2015 - 19:18 | Lu: 25642 fois