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Foix: «femmes, je vous aime», eux vous exploitent

© midinews 2015

Du 4 au 6 mars une exposition «Chaussons nos lunettes de genre», présentait les stéréotypes dans les images publicitaires et l’attribution sexiste des jouets, salle Camille Claudel du Centre Culturel Espace Olivier Carol.

Dans le cadre de la Journée internationale des Droits des Femmes, l’exposition était animée par le CIDFF (Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles), l’UDAF (Union départementale des associations familiales) et l’UFAL (Union des Familles laïques) avec la participation de la mairie de Foix.

Joëlle Bassi, responsable du centre d’informations des droits des femmes et des familles et Mireille Boulard, présidente de l’UFAL 09 accueillaient les visiteurs et présentaient l’exposition.
Une exposition non pas féministe, mais féminine
Un grand panneau détaillait au mur les clichés habituels sur les vêtements choisis par les parents en fonction du sexe de l’enfant, les jouets qui présentent aux petits garçons l’homme comme un super héros pendant qu’on offre une dinette, un aspirateur en plastique aux petites filles d déjà conditionnées pour les tâches ménagères.

D’autres idées établies sont dénoncées. «On n’offre pas de poupées aux garçons, car ils pourraient devenir homosexuels». Et alors? Quelle importance?

D’autres thématiques étaient abordées telles les «femmes au boulot», «la violence faite aux femmes» et les différentes «représentations de la femme». Des annonces publicitaires dénonçaient l’utilisation de la femme par le marketing en objet sexuellement commercialisable.

Une blonde sculpturale, aux yeux bleus de préférence, pour vendre des rillettes ou un produit pour lustrer une voiture est bien plus vendeur qu’un gros moustachu. Voilà le discours que tient un publicitaire lambda.

Cela fait plus de 30 ans que ça fonctionne, alors pourquoi arrêter… Notre société consumériste ingurgite béatement et bêtement des heures de publicités quotidiennes sans ne plus se rendre compte que des stéréotypes sont utilisés, dégradant les femmes, les assimilant à des stimuli qui influeront notre comportement d’acheteurs.

Il est regrettable que nous ne soyons pas plus nombreux à être choqués par cette publicité ou une femme assise écarte les jambes quand on lui offre un bijou.

Une publicité de 2011, ce n’est pas si vieux, pour l’éducation nationale, présente «Julien», en bras de chemise devant un ordinateur, homme qui travaille en opposition à «Laura», oisive, qui lit dans sa cuisine…

Ces publicités sont récentes et montrent que ce combat contre la femme-objet est loin d’être terminé.

Des ateliers ont été organisés ; l’un avec les Francas «1, 2, 3 Egalité» et un autre, tout public, sur le thème: «les stéréotypes dans les images publicitaires».

Les scolaires du lycée Gabriel Fauré ont visité l’exposition et ont eu une véritable prise de conscience du conditionnement qu’ils ont eu dès leur enfance dans l’attribution de jouets, vêtements, sports…

Pour eux, cette période est proche, car ils sortent à peine de l’enfance. Ils souhaiteraient que cette exposition soit présentée à l’intérieur du lycée.

FF | 09/03/2015 - 19:18 | Lu: 4196 fois