Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, a refusé d'indiquer vendredi quand Nicolas Sarkozy annoncerait son intention pour la présidentielle, déclarant seulement qu'il y aurait un candidat UMP "bientôt".
"Nous aurons un candidat bientôt", a déclaré Mme Pécresse sur Radio Classique/Public Sénat, ne voulant faire "aucun commentaire" sur la moindre date.
"C'est le président de la République qui choisira le moment de son rendez-vous avec les Français", a-t-elle ajouté. "Je souhaite évidemment que ce soit" Nicolas Sarkozy, a-t-elle indiqué.
Dans une interview au Figaro Magazine à paraître samedi, Nicolas Sarkozy déclare que "le rendez-vous approche", lorsqu'il est interrogé sur le moment de l'annonce de sa candidature. Selon l'un de ses proches toutefois, il pourrait se déclarer le 16 février.
Interrogée sur le projet de Nicolas Sarkozy, évoqué dans le Figaro Magazine, de réviser le système d'indemnisation des chômeurs, Valérie Pécresse a estimé que "face à la crise", il s'agissait de "repenser notre protection sociale". "On ne pas doit pas dépenser plus qu'on ne crée de richesses, la solidarité ne doit pas peser exclusivement sur les salaires et le travail mais aussi il y a des droits et des devoirs pour toucher des prestations sociales", a-t-elle ajouté.
Valérie Pécresse a accusé le candidat socialiste, François Hollande, de vouloir faire de "l'anti-sarkozysme la seule arme de l'élection et le seul argument de sa campagne".
L'opposition, selon elle, est "un peu fébrile et un peu agitée" face à Nicolas Sarkozy, qui a "encore beaucoup d'idées et d'énergie".
La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a estimé sur BFMTV/RMC que Nicolas Sarkozy se plaçait "au niveau des valeurs et des idées" face à des candidats comme François Hollande qui "misent manifestement sur les sondages, l'impopularité des autres, ne disent rien, ne précisent pas leurs propositions et sont plutôt dans l'idéologie".
Valérie Pécresse a minimisé l'avance de François Hollande dans les sondages, face à Nicolas Sarkozy.
"Est-ce qu'ils (les Français) veulent des dépenses publiques?, a lancé Valérie Pécresse. Est-ce qu'ils veulent 50 milliards d'impôts supplémentaires? Est-ce qu'ils veulent vraiment le droit de vote pour les étrangers aux élections locales au risque d'ouvrir la porte à tous les communautarismes? Ou est-ce qu'ils veulent un projet de continuité des réformes engagées?".
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