François Hollande a déclaré à Quimper qu'il n'entendait pas faire du 1er mai "une fête des uns contre les autres", dénonçant en creux l'annonce lundi de Nicolas Sarkozy de faire de ce jour férié et chômé un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail".
"Je n'oppose pas les Français entre eux. Moi, je ne fais pas le jour du 1er mai une fête des uns contre les autres, une fête de tous ceux qui travaillent ou qui voudraient travailler", a-t-il déclaré à France Inter, en réponse à une question.
"Cela voudrait dire qu'il y aurait un faux travail en France ? Qu'il y aurait finalement une opposition à organiser ce jour là, le 1er mai, entre les travailleurs eux-mêmes ? Ou entre les travailleurs et les chômeurs ? ou entre les travailleurs et les assistés ? non !", a-t-il repris un peu plus tard lors d'un meeting à Lorient.
"Cette grande idée du travail", née de la fête instituée au XIXe siècle, "elle a fédéré, elle a réuni, elle a permis à des syndicats de se constituer, ensuite à des salariés de s'organiser et de venir demander tous les premier mai que l'on respecte leur travail, qu'on les rémunère et qu'on lutte contre le chômage, parce que ça doit être ça la priorité de l'action publique", a-t-il poursuivi.
"Le 1er mai, c'est la fête du travail pour les syndicats et moi je respecte leur indépendance", a-t-il ajouté.
Lundi matin, son rival, le président candidat UMP, a annoncé vouloir organiser le 1er mai "la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille".
Selon l'état-major de campagne de M. Sarkozy, ce rassemblement, programmé le même jour que les traditionnelles manifestations organisées par les syndicats pour la fête du travail, aura lieu à Paris sur le Champ-de-Mars.
De son côté, Pierre Moscovici, directeur de la campagne de François Hollande, a fustigé l'expression "vrai travail" employée par Nicolas Sarkozy, la jugeant "des plus ambiguës".
Eric Coquerel, conseiller de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), a estimé que M. Sarkozy voulait "déclarer la guerre aux travailleurs", voyant dans sa proposition "un clin d'oeil supplémentaire au FN".
- Affaire Tapie: Christine Lagarde échappe à la mise en examen
- Record de détenus dans les prisons françaises
- Mariage homo: la tension monte à deux jours de la manif des opposants
- La journée en un clin d'oeil: le tour de l'actualité du vendredi 24 mai
- Réorganisation de la Banque de France: échec de la réunion de la dernière chance
- L'ex-manager des 2Be3 condamné à 6 ans de prison pour tentative de viol
- Procès Mediator: deux experts chargent les laboratoires Servier
- Meurtre de Laetitia: le profil psychopathique de Meilhon se dessine
- Douze Clodettes réclament des droits à l'image sur leurs célèbres chorégraphies
- Coronavirus: état toujours stationnaire et sérieux pour les deux malades français
- Chaque jour, 200 policiers pour protéger les touristes à Paris
- Vers une possible annulation de la vente de l'Hippodrome de Compiègne


fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





