Le tribunal correctionnel de Paris a de nouveau renvoyé vendredi le procès de 34 catholiques intégristes poursuivis pour avoir perturbé en octobre 2011 au Théâtre de la Ville à Paris le déroulement d'une pièce qu'ils jugeaient blasphématoire.
Ce renvoi a été provoqué par une "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC) déposée par la défense, estimant que les notions de "violences" et de "voies de fait", infractions pour lesquelles sont poursuivis leurs clients, ne sont pas définies assez précisément par le code pénal.
Le tribunal a jugé la question valable et va la transmettre à la Cour de cassation. Celle-ci a maintenant trois mois pour décider de la soumettre, ou non, au Conseil constitutionnel, lequel devra lui aussi se prononcer, le cas échéant, dans les trois mois.
La présidente, Christine Servella-Huertas, a donné rendez-vous à tout le monde pour le 14 décembre à 09H00, lorsque le sort de la QPC aura été tranché. Une 2e audience pourrait ensuite avoir lieu le 18 janvier 2013.
Les 34 prévenus, dont seuls trois étaient physiquement présents vendredi, comparaissent pour des faits remontant aux 22, 23 et 26 octobre 2011.
Ils sont poursuivis pour avoir "de manière concertée et à l'aide de voies de fait" fait "entrave à la liberté d'expression" du Théâtre de la Ville "en montant sur la scène, en priant et en chantant des chants religieux".
Le procès avait déjà été renvoyé en mars, le tribunal ayant estimé nécessaire que les policiers visionnent des vidéos figurant sur les sites du Renouveau français et de Civitas, deux mouvements catholiques traditionalistes qui avaient appelé à s'opposer à la représentation.
A plusieurs reprises, fin octobre 2011, plusieurs centaines de manifestants avaient rallié le Théâtre de la Ville.
Encadrés par un important dispositif policier, les croyants, jeunes et vieux, portant crucifix, chapelets et bannières du Sacré Coeur, s'étaient regroupés pour perturber le spectacle de l'Italien Romeo Castellucci intitulé "Sur le concept du visage du fils de Dieu".
Ils criaient à la "christianophobie" à cause des dernières minutes de la pièce où un visage géant du Christ semble souillé par des excréments, écho de la souffrance des deux personnages, un vieillard incontinent et son fils qui le lave et le change.
- Intempéries: deux morts lors d'une crue exceptionnelle dans les Pyrénées
- Espionnage Ikea: mise en examen du directeur du magasin de Reims
- Des membres de Médecins du monde passent une nuit dans la rue à Lyon
- Assemblée: déclarations d'intérêts et de patrimoine pour 7.000 personnalités
- Mariage homosexuel: un jeune condamné à deux mois ferme et écroué
- Parlement européen: feu vert à la levée de l'immunité de Marine Le Pen
- Technologie: le Vénézuélien Maduro demande l'aide de la France
- L'emploi des personnes handicapées progresse, leur chômage aussi
- L'ex-patron de la DCRI, Bernard Squarcini, sera jugé dans l'affaire des "fadettes"
- Suicides chez France Télécom: l'ex-PDG conteste sa mise en examen
- Un opposant au mariage homosexuel condamné à deux mois ferme et écroué
- A l'Elysée, les syndicats réclament un "changement de cap" en Europe


fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





