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La commission Jospin, avec l'UMP Bachelot, sur les rails pour moraliser la vie politique
AFP | 16/07/2012 | 12:59
© AFP - Patrick Kovarik

La commission sur la rénovation de la vie publique présidée par Lionel Jospin, et dans laquelle siègera l'ex-ministre UMP Roselyne Bachelot, est désormais sur les rails avec des réflexions sur le non cumul des mandats ou le statut pénal du chef de l'Etat attendues début novembre.

Chargé le 14 juillet par le chef de l'Etat de présider cette commission sur la rénovation de la vie publique, l'ancien Premier ministre socialiste a été reçu lundi matin à l'Elysée pour s'y faire remettre sa "lettre de mission".

Les 14 membres de cette commission paritaire hommes-femmes, dont fera partie l'ex-ministre UMP Mme Bachelot, se réunira pour la première fois le 25 juillet. "Nous devrons travailler à un rythme assez soutenu, le président attendant que nous lui remettions nos réflexions tout début novembre", a expliqué à la presse M. Jospin après son entretien avec François Hollande.

Selon lui, "les grands champs de réflexion vont être la recherche d'un meilleur déroulement de l'élection présidentielle, avec un regard notamment sur le statut juridictionnel du chef de l'Etat".

"Une réflexion (sera également menée) sur la réforme possible des modes de scrutin pour les élections législatives et sénatoriales, en englobant toute la question du cumul des mandats, la question aussi de la parité, et enfin le troisième grand champ de réflexion va concerner les règles de déontologie permettant d'assurer une meilleure transparence de la vie publique", a précisé l'ancien dirigeant socialiste.

"La commission est paritaire (hommes-femmes), essentiellement composée d'universitaires, spécialistes des questions que nous traitons, de magistrats et de hauts-fonctionnaires", a souligné M. Jospin.

Dans la foulée, l'Elysée a dévoilé la composition de cette commission où M. Jospin et Mme Bachelot seront les seuls anciens dirigeants politiques.

Vont ainsi siéger l'ancien directeur de cabinet de M. Jospin à Matignon et président de section au Conseil d'Etat, Olivier Schrameck, le préfet Jean-Pierre Duport, et Marie-Christine Lepetit, chef du service de l'Inspection générale des finances.

"Honoré"

La commission comptera aussi Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques, Julie Benetti, professeure à l'université de Reims, Wanda Mastor (Toulouse I), Ferdinand Melin-Soucramanien (Bordeaux IV), Agnès Roblot-Troizier (Evry), Dominique Rousseau et Hélène Ruiz-Fabri (Paris I).

Enfin, les magistrats Chantal Arens, présidente du tribunal de grande instance de Paris, et Jean-Louis Gallet, conseiller à la Cour de cassation, feront eux aussi partie de la commission.

Ministre durant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, proche de François Fillon, Mme Bachelot n'était pas candidate aux dernières législatives et avait annoncé son intention de prendre du champ vis-à-vis du milieu politique.

Dans un récent ouvrage, elle a éreinté la campagne droitière menée par M. Sarkozy, ainsi que sa pratique du pouvoir.

M. Jospin a justifié la présence de l'ancienne ministre de la Santé par la volonté "de respecter une diversité d'opinions".

L'ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2002 s'est dit "honoré" de présider cette commission, dix ans après l'annonce de son retrait de la vie politique. "Je prendrai en compte les engagements du président" durant sa campagne pour mener ces réflexions, a-t-il assuré.

Interrogé sur les critiques qui ont suivi sa nomination et le fait qu'il n'incarnerait pas la "modernisation" de la vie politique, M. Jospin, 75 ans, a rétorqué qu'il ne fallait "pas être dans le procès d'intention".

Ceux qui critiquent "regarderont les résultats des réflexions de la commission et c'est à ce moment-là que leur interrogation apparaîtra ou non comme valide", a-t-il prévenu.

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auteur: Mathieu FOULKES | publié le: 16/07/2012 | 12:59