A l'heure du bilan des cent jours, les Français gratifient François Hollande d'un "bien mais peut mieux faire", selon les éditorialistes, qui estiment que le nouveau président doit fixer un cap clair sans se soucier de "l'agitation médiatique" de "Sarkozy et son boys-band".
Le Figaro reprend un refrain de l'UMP, souhaitant que M. Hollande "sorte du flou pour parler clair".
Pour Pierre Fréhel (Le Républicain Lorrain), "il serait temps" de "fixer clairement les contours" d'une "politique ambitieuse" alors que le nouveau président a jusqu'ici "cheminé entre les gouttes".
"L'opinion balance entre la satisfaction d'avoir mis un terme à la présidence égomaniaque de Nicolas Sarkozy, avec son cortège de privilèges dévolus aux plus riches, et le désappointement de voir que le nouveau pouvoir reste à mi-gué", analyse pour sa part Patrick Apel-Muller dans l'Humanité, martelant que "c'est à bâbord qu'il faut se diriger et non à tribord." "L'UMP se lamente-t-elle que soient détricotées des lois antisociales imposées ces cinq dernières années ?", poursuit l'éditorialiste du quotidien communiste: "Il faut lui donner plus encore de raisons de s'affliger!"
De nombreux éditorialistes raillent de concert la récente offensive de "Nicolas Sarkozy et son boys-band", tel Jacques Guyon. Face "à la Grèce et son nouveau déficit record de 7,5% malgré une cure d'austérité sans précédent administrée par un Premier ministre de droite, ou encore le régime amaigrissant mené en vain en Italie par un chef de gouvernement biberonné à l'orthodoxie libérale"..."si pour sauver le bateau de la tempête, la seule solution préconisée (par l'UMP ndrl) est de noyer tous les passagers"... "pas sûr que les Français... en soient déjà à regretter d'avoir élu un... +capitaine de pédalo+", ironise l'éditorialiste de la Charente Libre.
A propos de la politique syrienne de la France, Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi) s'insurge contre l'"étonnante leçon d'ardeur... administrée depuis leurs lieux de villégiatures par la cohorte des opposants bronzés" qui "ne bronchèrent pas" lorsqu'ils "étaient encore au pouvoir, voilà un an" et que "Bachar al-Assad avait déjà entrepris d'assassiner une partie de son peuple".
Pour Daniel Ruiz (La Montagne), la droite "s'enferre dans une critique infondée de l'attitude de la France en Syrie" mais "le chef de l'État ne se soucie pas que l'ancienne majorité confonde agitation médiatique et action" et "s'est fixé un calendrier dont il ne sortira pas".
"Les Français ne sont pas dupes", conclut Xavier Antoyé (Le Progrès). "Ils créditent notre président d'un +bien mais peut mieux faire+. Il reste un peu plus de 1700 jours pour cela."
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