Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres, est intervenu par téléphone lors d'un meeting de l'ex-candidat (Front de Gauche) à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, a constaté un journaliste de l'AFP.
"La France a été un pays important pour Wikileaks", a déclaré M. Assange au cours d'une intervention en anglais. "Une partie de la presse française a été à nos côtés", a-t-il ajouté.
Le fondateur de Wikileaks a été joint par téléphone par le Parti de gauche au cours d'un meeting près de Grenoble. La communication a été coupée à plusieurs reprises et M. Assange, qui a évoqué des "coupures de courant" dans l'Ambassade, n'a pas pu terminer sa déclaration.
Il a cependant salué dans une réunion l'Organisation des Etats américains (OEA) qui s'est tenue vendredi sur son cas "une montée de l'esprit d'indépendance en Amérique Latine" et "une grande occasion de solidarité".
C'était la première fois que Julian Assange intervenait dans une réunion politique publique en France. Il était apparu publiquement pour la dernière fois dimanche dernier au balcon de l'ambassade équatorienne où il s'est réfugié depuis le 19 juin.
Accusé de viol en Suède, le fondateur de Wikileaks est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis deux mois, alors que le Royaume-Uni veut l'extrader vers Stockholm.
Le fondateur de WikiLeaks a été l'auteur d'un coup d'éclat mondial en 2010 en publiant des centaines de milliers de télégrammes diplomatiques américains.
Le 22 août dernier, le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, avait déjà déclaré sur son compte Twitter avoir reçu un coup de fil de la part de M. Mélenchon pour évoquer le cas de Julian Assange.
Prenant la parole après M. Assange, Jean-Luc Mélenchon a par la suite demandé "que le gouvernement de gauche en France appuie le gouvernement de gauche en Equateur et que Julian Assange puisse aller en asile politique en Equateur".
"Nous disons au gouvernement anglais: vous avez libéré Pinochet, vous l'avez laissé partir, vous pouvez bien laisser partir Julian Assange!"
M. Mélenchon, qui a passé ses vacances d'été au Venezuela, a été attaqué à plusieurs reprises cette semaine pour sa proximité avec le président vénézuélien Hugo Chavez.
"S'il faut prendre des vacances avec quelqu'un, je préfère que ça soit avec Chavez qu'avec (la chancelière allemande, Angela) Merkel!", a-t-il lancé vendredi à la tribune.
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