Les laboratoires Expanscience (Mustela) vont supprimer 119 postes
AFP | 30/08/2012 | 11:56
© AFP/Archives - Dylan Calves

Les laboratoires Expanscience, fabricants des produits Mustela, "ont engagé un plan d'adaptation" prévoyant la suppression de 119 postes en France, a annoncé jeudi à l'AFP une porte-parole du groupe.

"Il y a un risque de déremboursement total de notre produit principal, le Piasclédine 300, un anti-arthrosique. Ce déremboursement conduira à une baisse importante du chiffre d'affaires. Un projet de plan d'adaptation a donc été engagé", a expliqué la directrice de la communication, Chantal Larcade.

"Quatre-vingts salariés vont être impactés par ce plan. Le groupe envisage de mettre en place un plan de départs volontaires afin de minimiser le nombre de licenciements contraints", a-t-elle affirmé, ajoutant que "la fin de la consultation est fixée à fin septembre".

Les laboratoires Expanscience (724 salariés) "veulent initier un recentrage sur leurs principaux métiers comme la dermo-cosmétique ou les traitements contre l'acné et augmenter son activité à l'international", selon Mme Larcade.

Pour les salariés, le motif d'un éventuel déremboursement ne tient pas. "S'il doit y avoir plan d'adaptation, encore faut-il attendre que soit décidé le déremboursement. Or la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a tenu des propos très rassurants à ce sujet".

Début juillet, la ministre avait déclaré: "On a ponctionné les Français à coups de déremboursements, à coups de forfaits non remboursés et cela nous voulons y mettre fin", sans donner plus de précisions.

Jeudi matin, près de 80 salariés des Laboratoires Expanscience s'étaient rassemblés devant le siège à Courbevoie (Hauts-de-Seine) à l'appel d'une intersyndicale USAPIE-FO-UNSA-CFDT. Une délégation a été reçue par la direction.

Les manifestants, remontés à bloc, ont réclamé "zéro licenciement contraint, la mise en oeuvre du plan une fois le déremboursement prononcé et alors des mesures d'accompagnement dignes de ce nom", a expliqué un délégué syndical CFDT Philippe Legris, qui chiffre "le nombre de suppressions à 160 postes".

"Nous sommes tous très attachés à cette entreprise familiale et pour nous l'annonce de ce plan est un véritable crève-coeur", a regretté Dominique, salariée depuis 12 ans dans l'entreprise.

actualites France
publié le: 30/08/2012 | 11:56