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Centre hospitalier Ariège Couserans: Robert Zonch succède à Henri Nayrou à la présidence du conseil de surveillance

© midinews 2014

Vendredi 21 novembre, le Conseil de surveillance du Centre hospitalier Ariège Couserans a élu Robert Zonch, Conseiller général du canton de Castillon, en qualité de président de ce conseil. Robert Zonch succède à Henri Nayrou, qui siégeait au sein de ce conseil depuis 1998 et le présidait depuis 2007.

Elu à la présidence du Conseil général au début du mois de novembre, Henri Nayrou ne pouvait réglementairement plus conserver sa fonction au CHAC. Une disposition qu’il n’ignorait pas, car il siégeait déjà au conseil de surveillance lorsqu’un certain Augustin Bonrepaux avait dû démissionner au lendemain de son élection à la présidence du Conseil général…

L’au-revoir à la structure s’est déroulé vendredi en début d’après-midi, à l’occasion d’un moment de convivialité rassemblant un très grand nombre de personnels du centre hospitalier.

Que retenir de ces années au conseil de surveillance ? «Je pense au plan de retour à l’équilibre en 2001, qui a été déterminant pour la survie du CHAC, au Centre de rééducation neurologique, dont l’idée est née en 2000, a été lancée en 2002 avec Kouchner, puis avalisée par Douste-Blazy en 2004, et enfin financée par Bertrand en 2005», rappelle Henri Nayrou en énumérant les ministres de la Santé, de gauche comme de droite qu’il a fallu convaincre pour obtenir ce CRN et sa centaine d’emplois à la clé.

Dr Pichan: Le porteur du projet est presque plus important que le projet lui-même
Pour le docteur Michel Pichan, président de la Commission médicale de l’établissement, c’est bien là l’une des grandes qualités d’Henri Nayrou, «cette capacité à se battre jusqu’au bout à ne rien lâcher et à mobiliser ses relations. J’ai pu apprécier cette qualité d’Henri Nayrou dans le cadre du projet du CRN, on peut d’ailleurs dire qu’il est le père du Centre de rééducation neurologique. Le porteur du projet est presque plus important que le projet lui-même»

«Quand je suis arrivé au CHAC, je me suis lancé dans cette aventure comme dans tout ce que je fais, avec cœur, avec passion, avec méthode, et surtout avec pugnacité, confirme Henri Nayrou. Peut-être que cela donne de l’efficacité à la sortie pour que le Couserans conserve aujourd’hui encore son hôpital»

Jean-Mathieu Defour: Le CHAC n’est en aucun cas menacé, bien au contraire
L’avenir de l’établissement, le directeur Jean-Mathieu l’envisage avec optimisme. Même s’il reconnaît, amusé, que le CHAC suscite des sentiments contrastés: «Depuis mon arrivée, je suis sidéré de la confiance que les Couserannais ont dans leur hôpital : ils y viennent très nombreux s’y faire soigner. Mais dans la même temps, ils n’ont aucune confiance dans le maintien des activités du CHAC… C’est très étonnant»

Et d’évoquer la perspective prochaine de la création de l’unité de soins de longue durée, la première dans le département de l’Ariège. «Vraiment, je tiens à dire que le CHAC n’est en aucun cas menacé, bien au contraire», souligne celui qui conduit le quotidien professionnel d’un millier de personnels médicaux.

Au moment de tirer sa révérence, c’est bien à ces hospitaliers que le désormais ex-président du conseil de surveillance tient à adresser un dernier message : «Je n’oublierai pas ces années passées ici. D’ailleurs, je reste comme un soldat à la disposition du Couserans, à la disposition des patients, parmi lesquels je serai peut-être un jour, mais aussi à la disposition de tous ces personnels dont il faut saluer l’engagement et sans lesquels rien ne serait possible», reconnaît Henri Nayrou.

PB | 24/11/2014 - 19:44 | Lu: 18875 fois