L'Estive: il pergolese avec Maria Pia de Vito, François Couturier, Anja Lechner et Michele Rabbia le 14 mars 2015
On connait Pergolese grâce à son célèbre Stabat mater et à ses intermèdes populaires d’inspiration napolitaine.
C’est en revisitant son oeuvre que des artistes familiers du jazz et de la musique improvisée nous la font redécouvrir, plus vivante et groovy que jamais!
Quelques notes d’une ritournelle servent de point de départ pour une improvisation inspirée, une pièce entière du compositeur est transfigurée par de nouveaux arrangements, on s’étonne de la modernité du compositeur dans un morceau fidèlement interprété…
Oui ces musiciens accomplis nous font découvrir l’originalité du vieux «Il Pergolese» !
Nommons-les: Maria Pia De Vito (voix), François Couturier (piano), Anja Lechner (violoncelle) et Michele Rabbia (percussions, électronique). Et en surplomb, ce Giovanni Battista Pergolesi, né le 4 janvier 1710 dans la région des Marches, dans l’actuelle Italie centrale - non loin de Pergola, d’où sa famille était originaire - et mort tuberculeux vingt-six ans plus tard. Même pas la longévité d’un Mozart.
Qui plus est, sa notoriété fut modeste - réduite à six années - et pourtant riche d’une dizaine d’opéras. La gloire posthume viendra tout de même assez vite, via ses deux œuvres majeures, le Salve regina et son Stabat mater.
C’est dans cette matière subtile du XVIIIe italien que puisent nos quatre contemporains qui, en effet, convoquent airs anciens et sons d’aujourd’hui, subtilement mariés par les arrangements, pour en faire la toile d’improvisations inspirées.
La cohérence prévaut donc dans cette démarche musicale tournée vers la nostalgie, un certain romantisme baudelairien ou celui de Nerval et son «soleil noir de la mélancolie».
On en trouve peu d’équivalents dans l’univers du jazz – peut-être dans certaines ballades ou solos de piano. Ou alors dans le blues des racines. Cependant, Il Pergolese est loin de la rusticité. La voix de Maria Pia De Vito atteint des élévations célestes, renforcée par le violoncelle d’Anja Lechner.
Le piano soutient en élévation grave cette structure spirituelle, voire mystique, que ramènent sur terre, dans un peu d’ici-bas, les bruissements subtils de Michele Rabbia. Pour un peu on se croirait dans le raga hindou. En fait, c’est l’universel de la musique qui se recrée à nos oreilles émerveillées.
Samedi 14 mars à 20h45 à l’Estive de Foix
Renseignements et réservations au 05.61.05.05.55/[email protected]/lestive.com
Source: L'Estive
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