Daumazan: une ouverture de saison réussie pour Arlésie avec Djé Baléti

L’Association Arlésie n’a pas manqué ce premier rendez-vous annuel qui marquait son ouverture de saison.
Devant une salle comble, en présence de plusieurs élus invités pour l’occasion, le président de l’association, Jean-Luc Pouts, et Sylvie Cousin, chargée de la programmation, ont accueilli les spectateurs avant de laisser place au trio mené par Djé Baleti.
Cette année, si neuf événements sont prévus, les contraintes financières placent l’association à un moment charnière de son existence, à l’image de beaucoup d’acteurs culturels. Une situation alarmante qui contraint les bénévoles à certains choix pour continuer à exister, comme l’augmentation des tarifs et la recherche de mécénat.
Le public venu en nombre leur aura sans doute apporté du baume au cœur, ainsi que l’ambiance festive et conviale de la soirée.
Quelle merveilleuse idée en effet de commencer cette saison par le concert de Djé Balèti, alias Jérémy Couraut, entouré de ses deux acolytes Frédéric Mialocq à la batterie et Cyril Celinain à la basse.
Au son de l’espina, instrument à cordes au corps de calebasse façonné par un luthier et électrifié par ses soins, Djé Baléti chante en occitan ou en français, pour un voyage multiculturel rassemblant toutes ses influences : celles de la Méditerranée et des Caraïbes, transmises par ses parents, ou du blues de La Nouvelle-Orléans, en passant par l’empreinte de Nice et de sa ville d’adoption, Toulouse.
Longtemps en quête d’un idéal musical, il a finalement adopté le mélange de deux rythmes, le ragga ou le «côco» toulousain et la tarentelle italienne si présente à Nice, pour aboutir au fameux «pica doun pica» («ça tape où ça veut»).
En trio, les trois musiciens renversent les rapports habituels entre la scène et le public, suscitant la participation des spectateurs dans des bals endiablés («balèti» en occitan) ou laissant leur place au micro, en fin de concert, à ceux qui souhaitent s’exprimer sur scène sans jamais en avoir l’occasion.
Le public n’a pas tardé à répondre à l’invitation musicale de Djé Balèti, envahissant la piste de danse dès le deuxième morceau et s’improvisant chanteur ou chanteuse avant l’issue du concert.
Un moment festif que l’on imaginerait bien revivre en Ariège lors d’une soirée estivale!
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