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Alfred, 14 ans, jeune talent en mathématiques

© midinews 2014

Il est albanais et vit depuis 2 ans en Ariège. Il a la particularité d’être le seul élève du collège Lakanal a être retenu dans le cadre des jeunes talents mathématiques des collèges de l’Académie de Toulouse.

Quatre journées de découverte organisées du dimanche 29 juin au jeudi 3 juillet pour accueillir des élèves de classes de quatrième dans un lieu où les mathématiques se créent et s’enseignent: l’Institut de Mathématiques de Toulouse.

Le but de ces journées est de permettre un accès et une sensibilisation à des objets de recherche mathématique moderne et des occasions d’être chercheuse ou chercheur avec l’accompagnement de professionnels. Les collégiens seront dans une totale immersion dans un institut de recherche scientifique afin d’appréhender le milieu universitaire, les différents cursus, etc.
Les maths sont un peu la bête noire des élèvesDans tous les collèges, une sélection est faite par les enseignants pour repérer les jeunes talents en mathématiques afin qu’ils découvrent les professions liées à la recherche à travers des conférences et des échanges avec des étudiants en fin d’études. C’est également un moyen de valoriser le travail des élèves sérieux et méritants.

C’est le cas d’Alfred.

Il a été accueilli dans un refuge d’urgence et après un passage par l’école de Lézat, il se retrouve en classe de quatrième au collège Lakanal de Foix.

En Albanie il était dans une école privée catholique et reconnait que le niveau était très haut; peut-être plus haut qu’en France. Mais cette école n’était pas accessible à tous, il fallait passer un concours pour y rentrer. Par contre, il souligne qu’aucun élève ne perturbait les cours.

Pour lui les mathématiques sont faciles. Il les imagine tel un mur qu’il doit escalader pour voir ce qu’il y a derrière. Depuis son plus jeune âge il appréhende les maths comme un jeu.
J’aime bien être mis au défi par les mathsSans prétention aucune, notre jeune prodige constate qu’il est bien meilleur que les autres élèves de sa classe mais fait une différence entre le rythme d’apprentissage et la progression. Il travaille au rythme de la classe mais évolue bien plus vite. Mais il n’est pas question de bruler les étapes, les exercices des classes supérieures restent tout de même difficiles.

Alfred veut s’orienter plus tard vers le professorat de mathématiques et vers la recherche.

Il est fier d’aller découvrir l’Université Toulousaine, et l’endroit même où son professeur de mathématiques, Hélène Delaunay a fait ses études.

Pour sa professeur, ses journées ne sont pas un concours mais plutôt une confrontation où les élèves devront résoudre plusieurs cas et problèmes ensembles, sans vraiment être en compétition.

Alfred est un élève sérieux et très respectueux. Il manifeste une envie d’apprendre très motivante pour son enseignante. Il reste à la fin des cours pour poser des questions et demande des exercices supplémentaires, voire plus difficiles. Il termine 15 à 20 minutes avant les autres.

«Les élèves me voient comme une calculatrice mais je ne suis pas un robot, je reste concentré, je ne les «calcule» pas»

Contrairement à l’école privée albanaise d’Alfred, ici point de concours pour participer à ces journées, seul l’avis et la sélection effectuée par les professeurs décident de la participation des élèves. C’est une des qualités de l’école publique, laïque et républicaine qui met tout en œuvre pour que tout un chacun ait une chance de réussir quelques soient ses origines, sociales ou géographiques.

FF | 25/06/2014 - 19:16 | Lu: 25051 fois