«Deux ours auraient été tués en Ariège au Printemps dernier»…
On dit que la rumeur courait déjà bien avant que Philippe Lacube, président de l’ADIP (Association de Défense de l’Identité Pyrénéenne), ne fasse ses déclarations fracassantes à la presse.
Il avait alors déclaré: «c’est vrai que le ménage a été fait […] Je pense que ce sont des gens qui vivent dans la montagne, et qui ont toujours dit que ça se réglerait dans la montagne.
Je ne veux pas savoir qui c’est. Chacun est responsable de ses actes» (voir notre article du 3 septembre 2009).
Suite à ces «révélations» qui n’en étaient pas (des bruits circulaient déjà depuis un moment), une enquête administrative a été menée.
N’ayant rien donné, une enquête judicaire a pris le relais.
Apparemment, la «disparition» ne concernerait qu’un seul ours (Boutxy) dont on est sans nouvelle depuis mai.
L’objectif de la gendarmerie: obtenir de plus amples informations sur les bruits qui parcourent vallées et montagnes sans jamais se faire prendre.
Et si les langues ne se délient pas facilement, «c’est parce que s’en prendre à une espèce protégée est une infraction pénale, passible de six mois de prison et d’une amende»
Après une trentaine d’auditions et divers moyens mobilisés pour tenter de retrouver l’ours (équipes héliportées, utilisation de chiens pour chercher une éventuelle dépouille), toujours rien.
On continue donc de parler au conditionnel.
Mais voilà qu’aujourd’hui, l’enquête menée par les gendarmes provoque la colère de l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées).
Elle ironise dans un communiqué de presse: «plaçant l’enquête sur les disparitions d’ours au tout premier rang des priorités relatives à la sécurité de nos concitoyens, des moyens sans précédent sont mobilisés depuis 8 jours pour auditionner tout ce qui porte un béret, un fusil, ou encore festoie en Ariège lors des transhumances de printemps»
Selon Antoine Leroy, procureur de la république de l’Ariège, «c’est un sujet important et sensible.
Nous avons voulu faire les choses rapidement. C’est cela qui donne l’impression qu’une «artillerie lourde» a été déployée»
Autre point fustigé par l’ASPAP dans le communiqué: la méthode; avec le fait que les personnes aient été convoquées par téléphone.
Là aussi, Antoine Leroy rétorque: «il a été convenu que ces auditions se fassent de la façon la plus douce.
Il est apparu plus convenable de convenir d’un rendez vous par téléphone avec les gens, plutôt que de leur imposer une date, un lieu, et une heure par courrier.
C’est dommage que ça n’ait pas été compris»
Autre mise au point qu’a tenu à faire le procureur de la république: aucune écoute téléphonique n’a été mise en place, et aucune garde à vue n’est prévue.
Philippe Lacube devrait être lui aussi entendu, en tant que témoin comme les autres. A l’heure actuelle, il reste cinq auditions.
Mais selon Antoine Leroy, «dès lors qu’on n’a pas vu d’ours et qu’il n’y a pas de témoignages précis, c’est vrai que le dossier n’est pas bien lourd. Si aucune réponse n’est apportée, il sera classé sans suite»
Bref, dans une affaire où personne n’a rien vu et rien entendu, on peut s’attendre à ce que toutes ces suppositions restent à l’état de rumeur éternelle.
Et d’un bout à l’autre du département, les bruits courent toujours…
- Réunion d'agriculteurs pour des pratiques agronomiques respectueuses de l'environnement et...
- Baguage de la caille des blés sur la commune de Léran
- 250 opposants à l'ours manifestent à Saint Girons
- La chambre d'agriculture de l'Ariège aide les agriculteurs à valoriser leurs parcelles boisées
- Concours Photo et agriculture ariégeoise
- ONCFS: du bon usage de la nature
- Transhumance en haut Salat, tradition et convivialité au rendez-vous
- Journée nationale «Protégeons la nature»
- Ferme Les Moulis: au paradis des Chèvres «Mohair»
- Arboriculture: des techniques alternatives pour l'agriculture de demain








Festival de Grands Chemins
Camping La Porte des Cimes