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Alors que l’on attend toujours la parution au Journal Officiel des décrets d’application de la loi HPST - Hôpital, Patients, Santé et Territoires -, le CHAC –Centre Hospitalier Ariège Couserans- persiste, dans la foulée du plan «Hôpital 2007», dans son action de «rénovation, mise aux normes et réorganisation de ses services d’hospitalisation, de consultations et de logistique»
L’ouverture, en juin 2008, du CRN - Centre de Réadaptation Neurologique -avait donné le coup d’envoi des travaux de réorganisation de l’Hôpital général (voir vidéos sur le même thème).
Ce service de pointe a automatiquement généré la mise en place d’un service de SIR - Soins Intensifs respiratoires -, lequel a entrainé la restructuration de l’ensemble des bâtiments.
Au bout du compte, c’est tout l’accueil des malades qui s’est installé dans un ancien bâtiment rénové et agrandi:
Outre l’accueil proprement dit des patients, situé désormais au cœur du système, six chambres individuelles affectées aux SIR sont créées, ainsi que les locaux annexes pour le personnel et l’ensemble du service.
Jouxtant ce service, on trouve désormais les six lits de Surveillance Médicale Continue, en liaison directe avec le bloc opératoire, l'imagerie (scanner ...) et les urgences.
Situés immédiatement à coté du service des admissions, et reliés au bloc par des ascenseurs, se trouvent désormais les locaux de consultation et l’hospitalisation dite «ambulatoire médico-chrurgicale»
C’est dans ce service que s’opère par exemple la petite chirurgie ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à la journée.
Le CHAC, comme la plupart des hôpitaux français accusait un certain retard dans ce domaine de la petite chirurgie ambulatoire.
Ce retard est désormais comblé dans l’établissement couseranais.
Ces regroupements permettent à la pharmacie, qui se trouvait en périphérie du site, de se recentrer sur les anciens locaux occupés par l’admission.
Ils autorisent également la création de dix lits de médecine gériatrique, la réalisation d’un ensemble cohérent «blocs opératoires et obstétrical/chirurgie/maternité» sur un même niveau, et le regroupement, là aussi sur un même niveau des deux ensembles «bloc/chirurgie/maternité» et «bloc médecine/SSR – Soins de Suite et de Rééducation - /médecine gériatrique»
Les travaux en cours ont également permis la rénovation et la mise aux normes des trois blocs opératoires et le positionnement, au cœur de la maternité, d’une salle «réanimation nouveau-nés» entre les deux salles de travail.
L’ensemble de ces travaux, d’un montant global de l’ordre de huit millions d’euros, permet au CHAC de se positionner dans les meilleures conditions face aux changements qui ne manqueront pas d’intervenir, dès 2010, dans le cadre de la loi «HPST»
En outre, et toujours dans le but de préserver l’avenir, le Centre Hospitalier Ariège Couserans poursuit tout un cycle de discussions, tant avec le Centre Hospitalier Intercommunal du Val d’Ariège, qu’avec le Centre Hospitalier Comminges Pyrénées.
C’est ainsi que des chirurgiens spécialisés, par exemple, en chirurgie traumatique, du CHIVA ou du CHCP, pourraient intervenir au CHAC, ce dernier étant susceptible de détacher occasionnellement tel ou tel spécialiste qui pourrait faire défaut ailleurs.
En tout état de cause et quelle que soit la solution retenue dans le cadre de la loi (voir encadré), le CHAC, entre les travaux de modernisation, et les signatures de partenariats en cours, est prêt à affronter l’avenir avec optimisme!
Ce qu’il faut attendre de la Loi «Portant réforme de l’Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires» appelée plus communément Loi HPTS, ou Loi Bachelot.
Définitivement adoptée le 21 juillet 2009, la loi se décompose en quatre grands chapitres:
- Modernisation des établissements de santé,
- Accès de tous à des soins de qualité,
- Prévention et santé publique
- Organisation territoriale du système de santé.
Ce dernier chapitre a soulevé et soulève encore, dans l’attente des décrets d’application, les plus grandes inquiétudes, principalement au sein de ce que l’on a coutume d’appeler les hôpitaux de proximité, tel le CHAC.
La loi préconise en effet «la mutualisation des fonctions techniques et logistiques hospitalières», laquelle mutualisation peut être envisagée soit par la constitution de CHT - Communautés Hospitalières de Territoire - soit par celle de GCS - Groupements de Coopération Sanitaire -.
Même s’il est prévu que toute convention de CHT doit être prise à l’initiative des établissements, il n’en est pas moins vrai que le dernier mot appartient au directeur général de l’ARS - Agence Régionale de Santé - qui a le pouvoir d’imposer tel ou tel modèle.
Le danger est grand, dès lors, de voir les «petits» établissements d’un département ou d’une région, tomber dans l’escarcelle de l’«établissement- siège»
Pour l’Ariège par exemple, cet établissement-siège pourrait être au mieux le CHIVA - Centre Hospitalier Intercommunal du Val d’Ariège -, au pire le CHU de Rangueil, en Haute Garonne, suivant le taux de concentration voulu par le directeur de l’ARS.
Jusqu’à ce jour, c’est l’organisation centralisée type CHT qui paraissait avoir la faveur des pouvoirs publics, au grand dam des hôpitaux de proximité dont le rôle se serait alors limité au diagnostic, puis au soins post opératoires, voire aux soins palliatifs.
En fait, il semble bien que l’on se dirige aujourd’hui préférentiellement vers la solution des GCS, beaucoup plus souple, et qui permet à la quasi totalité des établissements hospitaliers de continuer à exercer l’ensemble de ses missions.
La signature d’un certain nombre d’accords de partenariat entre différents établissements hospitaliers pourrait en outre permettre de ne pas tomber sous le couperet du seuil minimal de mille cinq cents actes annuels de chirurgie par bloc opératoire et par an, seuil mentionné dans un arrêté qui, selon certains, «n’attend plus que sa parution au Journal officiel de la République française»
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