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Avalanche aux Monts d'Olmes: l'enquête cherche à établir les responsabilités
18/01/2010 | 20:46
© MidiNews 2010

La dernière avalanche sur la station des Monts d’Olmes avait eu lieu en 1982.

Elle avait fait deux morts.
Plusieurs années se sont écoulées avant que la montagne ne tue à nouveau à cet endroit là.

Samedi matin, c’est six personnes qui ont été emportées par une coulée de neige, dont Adrien Sanchez (un habitué de la station de 71 ans) qui n’a pas survécu à ses blessures. (Voir notre article du 16/01/2010)

Mais après le choc de cette disparition brutale, chacun cherche à comprendre ce qu’il s’est passé sur les pistes ce weekend.
Et la suite des évènements est suspendue aux conclusions de l’enquête judiciaire qui a débuté, sensée éclairer sur les responsabilités de chacun.

Sur le dossier travaillent les gendarmes de la brigade de Lavelanet et de Foix, ainsi que le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne)

Et pour définir les responsabilités de chacun, c’est en fait une équation à deux inconnues qui se trouve entre les mains des enquêteurs. 

Il est bien sûr avéré que les victimes n’y sont pour rien dans la catastrophe (rappelons que dans certains cas, des  skieurs sont victimes de la coulée qu’ils déclenchent eux même, ce n’est pas le cas)

Reste alors deux éléments à éclaircir, comme le précise Antoine Leroy, procureur de la république de l’Ariège, «il faudra voir si la station des Monts d’Olmes a respecté le protocole de sécurité anti-avalanche. On sait pour le moment que deux tirs préventifs ont été tirés le matin même et qu’ils n’ont pas déclenché d’avalanche»

Du côté de la station des Monts d’Olmes, on affirme que toutes les règles ont été respectées.

Selon son directeur Jean Claude Pauly, «des tirs ont été déclenchés le matin même. De plus, nous communiquons sur les risques d’avalanche. Ce jour là, il était de 4 sur 5. Ensuite, un drapeau ainsi qu’un panneau informent les gens»

Bien sûr, comme le souligne le maire de Montferrier, «Malgré tous les efforts en matière de sécurité, le risque zéro n’existe pas»

Et difficile d’imaginer l’interdiction de la pratique de la randonnée, sachant que  les 4  randonneurs ne sont pas partis de la station.
D’où l’autre élément essentiel de l’enquête.

Selon le procureur, «il faudra définir la responsabilité des 4 randonneurs en ski de randonnée, qui confirment avoir vu l’avalanche se déclencher sous leur passage. Il faut noter que ce n’était pas des touristes, mais des spécialistes de la montagne. Ils ont entendu les tirs effectués par le personnel de la station et cela les a rassurés pour partir»

Pour les élus, une enquête est en cours, et sans les conclusions, difficile de se prononcer au delà de l’émotion suscitée par l’accident.

Selon Marc Sanchez, président de la Communauté de Communes du Pays d’Olmes, «avant d’envisager toute poursuite, nous voulons comprendre ce qu’il s’est passé et attendre les conclusions des recherches. Je tiens aussi à signaler la réactivité des secours, car en dix minutes, plus personne n’était sous la neige»

En montagne, la partie haute du domaine skiable restera fermée pour les besoins d’une enquête qui s’annonce difficile à démêler.

Quand les conclusions seront rendues, c’est le procureur qui devra prendre une décision : poursuivre les responsables ou classer sans suite.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 18/01/2010 | 20:46 | Lu: 49822 fois