Les salariés licenciés d'Avelana «dispensés de travail»
16/03/2010 | 16:14
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A peine 24 heures après la validation de reprise par le tribunal de commerce, les 48 salariés licenciés, reçus par petits groupes par la DRH, ont pris connaissance cet après-midi d’une lettre signée par Luc Fourquié, administrateur judiciaire, faisant état de la décision du tribunal, leur indiquant qu’ils ne faisaient pas partie «des salariés transférés» et les invitant par voie de conséquence à récupérer leurs affaires et à rentrer chez eux.

Le courrier indique bien que l’offre de reprise étant adoptée, ne faisant partie ni des 23 salariés transférés au sein de la Société Nouvelle Avelana, ni des 38 salariés transférés au sein de la Société Nestor, «cette situation va nous conduire à envisager votre licenciement pour motif économique»

Pour poursuivre: «dans cette condition et dans l’attente de la notification du jugement du Tribunal de Commerce, nous vous dispensons de toute activité au sein de la Société Avelana qui, du fait de l’adoption des deux offres précitées, cesse toute activité et va être liquidée»

Enfin comme indiqué dans le courrier, les salariés sont invités à deux réunions, la première le 18 mars avec Me Brenac et la seconde, le 23 mars avec la cellule de reclassement et Pôle Emploi.

La plupart des salariés concernés ont été surpris et peinés par ce courrier car pour certains c’est la page de toute une vie qui se tourne.

«Nous avons regroupé nos effets personnels, nos placards sont vides» commente André à la sortie de l’usine.

Pour Monique, c’est les larmes aux yeux qu’elle quitte le parking.

«On nous jette comme des Kleenex, ajoute Nicole, à qui le tour dans les semaines à venir?

Personnellement je suis soulagée, vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête, c’est beaucoup de stress !»

«Ils font payer les AGS pour que l’on reste à la maison», s’étonne Valentin qui entend mettre ce temps libre à travailler son jardin.

Les délégués syndicaux, dont la plupart se retrouvent aussi sur la liste des licenciés, font partie des «emplois protégés», pour eux la procédure de licenciement pourrait durer plus longtemps.

D’ores et déjà, ils ont proposé d’organiser des réunions tous les 15 jours «pour maintenir le contact», une sorte d’aide psychologique pour franchir un cap difficile.

Car même si quelques uns ont des projets de reconversion précis, la plupart entretiennent un espoir de façade dans un contexte économique plus que morose.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 16/03/2010 | 16:14 | Lu: 12655 fois