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Au début du XIXème siècle, la ville reste étendue sur les mêmes limites qu'en 1550. Elle reste confinée entre les canaux comme le montre le plan réalisé en 1813.
Chaque quartier possède des places qui ont leur spécialités.
La Place du Camp, les marchands de lingerie, mercerie, quincaillerie, fruits et légumes ; la Place des Jacobins, la faïence, la poterie, les noix, les châtaignes et les pommes de terres ; La Place des Carmes appelée au début du 20ème siècle place des Pommes, la draperie, les laines et le lin ; La Place des Capelles, le bois, et la vannerie ; La Place des Vékisses, les foins et les chevaux ; La Place des Cordeliers, la chaux et le plâtre.
Le marché à la volaille se tient Place du collège et agneaux et chevreaux à la Place de la Cathédrale.
La halle aux grains est terminée en 1830.
La nouvelle usine située en bas des Carmes se développe rapidement. Les chemins de fer arrivent à Pamiers en 1861, la caserne Sarrut est bâtie à cette époque, la ville peut alors se développer en dehors des canaux et s’agrandir.
Si le début du 20ème siècle est synonyme d’évolution, d’invention et de modernité, à Pamiers les métiers restent traditionnels.
Le recensement de 1911 dénombre deux tailleurs de pierres, cinq fabricants de tuiles et briques, quatre charpentiers, dix menuisiers, deux ébénistes, un sculpteur sur bois, trois fondeurs, six charrons, quatre bourreliers, deux chaudronniers, un cloutier, deux couteliers, cinq ferblantiers, cinq maréchaux-ferrants, cinq forgerons, quatre mécaniciens, (machines agricoles), six horlogers, deux cordiers, neuf tailleurs d'habits, douze couturiers, trois chapeliers, huit cordonniers, trois sabotiers, deux teinturiers, un tanneur, trois relieurs.
De nouvelles activités apparaîtront avec les commerces de quartiers.
En 1937, la ville recense 30 assureurs (dû certainement à l’arrivée des voitures...), 8 revendeurs de bois de chauffage, 12 bouchers, 16 charcutiers, 23 boulangers, 7 pâtissiers, 29 cafés, 7 restaurants, 10 chausseurs, 18 coiffeurs, 10 magasins de cycles et automobiles, 16 entrepreneurs, 8 hôtels, 11 libraires et papetiers, 22 tailleurs et deux dentistes, pas moins de 61 épiceries !
Pamiers était donc fort bien pourvue en épiceries dans tous les quartiers, Pont Neuf, Lestang, Loumet, Ste Hélène, le centre d’autant plus qu’elles restaient ouvertes de bonne heure le matin et tard le soir, dimanche compris.
Il faut attendre plusieurs années pour la fermeture intervienne le dimanche après-midi.
A la Libération, le commerce de détail changera d’état d’esprit et le déclin s’amorcera lentement mais sûrement pour en arriver à la disparition progressive des petits commerces.
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