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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: le quartier des Canonges

C’est après la seconde guerre mondiale que se sont développés les quartiers nouveaux à Pamiers. Parmi eux, celui des Canonges, situé non loin du plateau de la gare, avenue du capitaine Tournissa.

Avant que les maisons ne soient bâties, ce n’était que champs à perte de vue avec des vignes. Seules quelques maisons bordaient l’avenue du Capitaine Tournissa. Une avenue célèbre pour ses arbres plantés comme partout en ville au même moment au début des années 1900.

Pour ceux-ci, le conseil municipal avait engagé une dépense de 2700 fs à l’époque. Ils longeaient la voie ferrée jusqu’à la barrière de Mirepoix des deux côtés.

Ceux qui furent plantés côté maisons furent finalement enlevés au cours des années 1970. Certains riverains se plaignant, à l’automne, de la chute des feuilles qui envahissaient leurs jardins.

C’était une belle promenade, les deux rangées d’arbres formaient une grande voûte ombragée l’été et les promeneurs prenaient volontiers la pause lors de leurs balades en s’asseyant sur les bancs en pierre disposés tous les cinq, six mètres le long de ce qui est aujourd’hui la piste cyclable.

Les voitures n’étaient pas nombreuses en ce temps là, aussi les enfants du quartier s’amusaient tranquillement sur la chaussée sans crainte de dangers.

L'école des Canonges fut bâtie en 1959, en plusieurs étapes puisque des classes furent successivement rajoutées, deux classes en 1959-1960, une classe en 1972 et une en 1976.

Lorsqu’ils n’allaient pas à l’école, les jeunes se retrouvaient dans les terrains alentours. Le point de ralliement se situait dans un champ situé entre la rue de la croix du blé et la rue Jeanne d'Arc.

C'est là qu'ils se donnaient rendez-vous, dans une cabane en bois qu’ils avaient construite. Le 21 juin de chaque année, ils organisaient le feu de la St Jean. Un évènement festif pour le quartier.

Un seul commerce demeurait dans ce secteur, l'épicerie «Chez Henri et Paulette», tout le quartier s’approvisionnait chez eux. Se tenaient non loin, le magasin Centenéro, et M. Bayle, matelassier, et la boulangerie tenue par Mme Doussat qui existe encore aujourd’hui.

PR | 16/04/2013 - 19:06 | Lu: 18713 fois