Faire du Palais des Evêques un pôle départemental majeur en zone rurale s’articulant autour de 3 axes principaux (site culturel et historique, attractivité touristique et création d’emplois directs et indirects), tel est l’objectif affiché par le projet de revalorisation du site.
La labellisation obtenue renforce cette stratégie: Pole d’Excellence rurale, Grand site de Midi-Pyrénées, inscription au Patrimoine de l’Unesco (Chemin de Saint Jacques).
Ainsi, le Palais des Evêques, Musée départemental et résidence de tourisme devient un atout majeur de la revitalisation culturelle et touristique du Couserans participant à la création d’une véritable économie touristique patrimoniale.
Au total, plus de 12 millions d’€ sont investis (valeur 2003), au sein d’un partenariat public/privé qui vise à renforcer la notoriété du territoire renforcer le secteur marchand créateur d’emplois.
LE MUSEE DEPARTEMENTAL
Autour de l’ancienne cathédrale Notre-Dame de la Sède, à Saint-Lizier, une nouvelle organisation du musée est mise en place, déployée dans l’ancien Palais des Evêques, sur quatre niveaux d’expositions permanente, comprenant la salle capitulaire, ainsi que l’espace d’exposition temporaire et l’espace pédagogique.
La restauration des peintures et de l’ensemble des décors intérieurs de l’ancienne cathédrale Notre-Dame de la Sède, devient partie intégrante du parcours muséographique.
Les anciennes écuries du Palais des Evêques deviennent l’espace d’accueil du Musée: billetterie, boutique et vestiaire. Le mobilier a été conçu par l’architecte afin de donner une harmonie entre cet espace et les nouveaux équipements.
A la sortie de l’espace d’accueil, le visiteur emprunte un escalier, équipé d’une plate-forme élévatrice pour les personnes en situation de handicap.
Cet escalier donne accès à l’entrée du Musée située à l’est de la tour ouvrant sur le premier niveau des quatre espaces d’exposition permanente.
Un musée en quatre niveaux:
- Niveau 1: La pénétration romaine dans les Pyrénées
Les objets issus de fouilles archéologiques ou de découvertes fortuites, comme le trésor monétaire de Saint-Girons seront présentés dans cet espace.
Une cimaise permet d’exposer des objets sur le mur comme les éléments architecturaux et épigraphiques.
Les vitrines présenteront les collections de monnaies anciennes (notamment le trésor monétaire de Saint Girons) amphores, objets de la vie quotidienne, poteries et lampes à huile.
- Niveau 2: De la cité romaine à l’évêché du Couserans
Cet espace muséographique débute par la présentation du rempart romain de Saint-Lizier proposant au visiteur des collections du Haut Moyen Age tel l’art funéraire (plaques-boucles, sarcophages).
La cimaise du niveau précédent se poursuit à cet étage et portera des éléments de décor d’architecture romaine liés au rempart, ainsi que des éléments du bâti médiéval provenant de Saint-Lizier.
Un lutrin face à la cimaise exposera les collections du Musée comme les plaques-boucles de Tabariane.
- Niveau 3: Histoire et architecture du site
Ce niveau est consacré à l’histoire du Palais en tant que résidence des prélats du Couserans.
Les phases de construction du bâti seront présentées ainsi que l’histoire de la cathédrale Notre-Dame de Sède, de sa construction aux récentes restaurations.
La mise en relation avec d’autres exemples de peintures murales sera un moyen de proposer aux visiteurs la découverte d’autres sites de conservation de ce patrimoine dans la région.
- Niveau 4: Bethmale, vivre dans une vallée de montagne au début du XXe siècle
Le dernier niveau du Musée présentera les objets ethnographiques de la collection Jacques Bégouën.
Les vitrines et l’estrade montreront les objets de la vie quotidienne dans cette vallée de montagne qu’est celle de Bethmale en Couserans.
Une salle d’exposition temporaire
La salle d’exposition temporaire trouvera place dans l’ancien bâtiment des cellules d’isolement.
Dans un espace d’environ 100 m2, des expositions thématiques seront mise en place.
Plusieurs thèmes ont été retenus, comme par exemple «Les images du Palais»
Un atelier pédagogique
L’atelier pédagogique du Musée du Palais des Evêques est aménagé dans l’ancienne maison du jardinier.
Cet espace permettra une médiation avec le jeune public en lien avec le Musée et ses collections grâce à des outils pédagogiques existants et renouvelés en lien avec les expositions.
D’autres espaces
La salle capitulaire est en lien étroit avec Notre-Dame de Sède, elle proposera aux visiteurs d’écouter les textes liés à la vie du chapitre et à l’évêché du Couserans diffusés par un dispositif sonore: «la voix au chapitre»
L’ancien cloître: cet espace fera l’objet d’une mise en valeur dans le respect des contraintes des Monuments Historiques. L’étude sera menée durant l’année 2010.
LA RESTAURATION DE NOTRE-DAME DE LA SEDE
Notre-Dame de la Sède est au cœur du parcours muséographique, classée monument historique, elle fait partie intégrante du projet de revalorisation du site du Palais des Evêques.
Le visiteur y accèdera à la suite de la visite des quatre niveaux du Palais.
Une première phase de travaux a déjà été réalisée en 2004-2005, elle concernait la restauration du chœur et de la troisième travée de la nef.
Les travaux de restauration des première et deuxième travées ont débuté le 20 juillet 2009. Prévus sur 14 mois, ils devraient s’achever à mi année 2010.
A la suite de ces travaux de restauration, il est prévu un aménagement muséographique qui permettra aux visiteurs de mieux appréhender ce lieu exceptionnel en relation avec les études scientifiques menées à partir de leur découverte.
Le comité scientifique suit les travaux et oriente les recherches au fur et à mesure du dégagement et de la restauration de l’ensemble des décors, peints ou sculptés.
La première de tranche de travaux avait permis de restaurer les stalles et boiseries du chœur, les vitraux du XIXe siècle de l’abside ainsi que les peintures murales monumentales.
Le mur nord de la troisième travée présente des épisodes marquants de la vie de Saint Jacques Majeur ou Saint Jacques de Compostelle avec des textes rédigés en occitan.
Mais la découverte la plus intrigante est celle des sibylles associées aux patriarches. En effet, les peintures monumentales datent de la fin du XVe-début XVIe siècle, époque où les sibylles sont représentées dans un grand nombre d’édifices religieux généralement liées aux prophètes.
Les travaux de la seconde tranche de restauration ont déjà permis d’observer onze sibylles associées à onze des douze patriarches, pères des douze tribus d’Israël.
Les murs conservent des décors identifiables bien que plus lacunaires, notamment un arbre de Jessé (relatif à la généalogie du Christ) sur le mur sud, une série de six personnages qui pourraient être des apôtres sur le mur nord.
La conservation et la valorisation de tous les décors dégagés, qui se sont succédés aux cours des siècles, seront un moyen d’offrir au public des repères artistiques et techniques qui leur seront utiles dans nombre d’édifices du patrimoine historique de la région.
LA RESIDENCE DE TOURISME
Le Conseil général de l’Ariège a mené en 2003 des négociations avec la SARL ESPACI (Européenne de sauvegarde du patrimoine architectural et culturel immobilier), société reconnue dans le domaine de la rénovation patrimoniale, afin d’aménager une résidence hôtelière.
Sur la base d’un programme garant de l’esprit des lieux et de perspectives économiques et touristiques concrètes, un bail emphytéotique d’une durée de 40 ans est passé le 5 avril 2004, accompagné d’une convention et d’avenants destinés à préciser procédures, modalités d’organisation et relations contractuelles.
Les bâtiments du XIXe siècle sont rénovés, de nouveaux bâtiments leur sont adjoints, et une partie du Palais des Evêques concédée.
Des salles de séminaire, un restaurant et 85 appartements y sont aménagés. Ceux-ci font l’objet d’une vente vers des investisseurs, particuliers ou sociétés, et mis en location par l’intermédiaire d’agences et de tours opérateurs.
Les études réalisées par la Société ESPACI prévoient en année pleine et sur la base de 17 semaines de location, la présence de près de 5 000 visiteurs sur site.
Rejoignant la volonté du Conseil général, du Pays et des acteurs locaux de conserver et accroître la vocation culturelle et patrimoniale du Palais, la Société ESPACI a souhaité pouvoir proposer à tous les résidents une offre de qualité, au-delà d’un réceptif déjà de haut niveau.
Un accord a été passé entre le Conseil général et la Société ESPACI pour inclure dans le prix des locations une entrée au Musée Départemental pour chaque occupant (convention annexe).
La création de salles de séminaires ressort également de cette volonté de partenariat puisqu’elles seront mises à disposition du Musée pour certaines actions: l’organisation de colloques, de conférences et autres animations.
Les entreprises installées à la pépinière Cap Couserans située dans l’ancienne maison du Directeur de l’Hôpital psychiatrique, partie intégrante du Palais, ont déjà manifesté leur intérêt pour l’utilisation des hébergements et des salles de séminaire.
Les entreprises, les clients de la résidence de tourisme et les populations résidentes pourront également bénéficier du restaurant, concédé à un professionnel privé, de renom, et installé dans les Caves du Palais, de l’organisation de concerts dans la Cathédrale pour lesquels une convention a été passée avec l’Evêché et, au-delà des collections du Musée, d’expositions temporaires de qualité.
Les aménagements extérieurs feront l’objet des travaux en 2010. En lien avec l’espace du cloître, les terrasses, belvédère, jardins et circulations seront aménagés pour donner au visiteur un environnement agréable à la visite du Musée et de l’ensemble du site.
Enfin, l’accès entre le Palais et la ville est un lien nécessaire à recréer pour ouvrir les relations et réorganiser les flux; il sera ouvert dès cette année.
Il a déjà été réalisé un parking destiné aux résidents de la Résidence de Tourisme.
Construit par le Conseil général, il sera mis à disposition par convention, à Société ESPACI et permettra d’accueillir environ 120 véhicules.
Le coût de l’opération s’est élevé à: 450 975 € (TTC).
LES PLANS DE FINANCEMENTS
Un projet qui s’appuie sur les financements croisés:
Musée (PER)
Région: 500 000 €, 25%
Etat, FNADT: 600 000 €, 30%
Auto-financement: 900 000 €, 45%
Total: 2 000 000 €
Notre Dame de Sède (2è tranche)
Région: 120 400 €, 20%
Etat, DRAC: 240 000 €, 40%
Auto-financement: 240 000 €, 40%
Total: 600 400 €
CALENDRIER DES TRAVAUX
1992/1993
- Découverte des peintures
- Sondage d’évaluation du décor peint
- Installation des collections muséographiques au Palais des Evêques
1994/1997
- Inscription au classement des Monuments Historiques de certains éléments de l’ensemble épiscopal (monument et palais)
2000/2001
- Etude préalable MH ND Sède
2003
- Projet architectural et technique présenté par l’architecte en chef des Monuments Historiques
2004/2005
- Travaux de restauration de Notre-Dame de Sède – 1ère tranche sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées (DRAC)
2004/2008
- Elaboration du Projet de restructuration du musée: programme scientifique et muséographique
2008/2009
- Travaux de réhabilitation du gros œuvre du musée sous la maîtrise d’ouvrage du Conseil général de l’Ariège
- Programme scientifique et muséographique (suite)
Juin 2010
- Réception des travaux de restauration de la cathédrale Notre Dame de Sède
2ème semestre 2010
- Etude de faisabilité et aménagements intérieurs de la Cathédrale Notre-Dame de Sède
2010/2012
- Etude des découvertes des peintures murales ND de Sède
- Programme scientifique et muséographique (fin)
Fin 2010 – début 2011
- Aménagement des extérieurs du palais
1er semestre 2011
- Ouverture du site muséographique (musée et cathédrale)
Source: Conseil général de l’Ariège
- Pamiers: réhabilitation de la petite chapelle de l'institut Notre Dame
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: voleurs précoces
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les fournisseurs de glace
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les promenades de Pamiers
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: le Monastère des Augustins
- Grand inventaire au musée du Mas d'Azil
- Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les anciens hôpitaux de Pamiers
- Motte féodale de Tourtouse: cerise sur le gâteau du pôle d'excellence rurale
- Castillon: la chapelle du Calvaire, étape remarquable des routes de l'art roman en Couserans
- Découverte archéologique majeure à la Grotte du Mas d'Azil

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





