Les temps forts du XXIIème congrès de l'ANEM
31/10/2006 | 20:49

 L’Association des Elus de la Montagne a tenu il y a quelques jours son XXIIe congrès à Ax-les-Thermes, sur le thème «l’identité montagnarde et son avenir»

Tables rondes, visites de personnalités mais également hommage appuyé à Augustin Bonrepaux, député et président du Conseil Général de l’Ariège, membre fondateur de ce parti de la montagne ou encore nomination du député ariégeois, Henri Nayrou, un montagnard, au poste de secrétaire général de l’association.

Tous les participants ont souligné le rôle essentiel joué depuis 20 ans par l’ANEM pour aider le gouvernement à définir de manière partagée la politique de la montagne et pour encourager au développement des sept massifs nationaux.

Ensemble tous participent à construire un cadre législatif mieux adapté aux spécificités des massifs qui représentent, ne l’oublions pas, un quart du territoire national: code de la montagne, valorisation des productions et soutien à l’agriculture, aménagement de ce territoire spécifique, lutte contre la pression fiscale ou enfin responsabilité des élus.
 
Au niveau des motions adoptés par les élus de l’ANEM, on retiendra notamment leur inquiétude vis-à-vis de la télévision en zone de montagne, qu’elle soit traditionnelle ou analogique, le basculement prévu en 2011 risque de laisser quoiqu’on en dise plusieurs territoires de montagne sans accès à la télévision.

L’assemblée s’est par contre félicitée de la reconduction des conventions inter-régionales de massif pour la période 2007-2013, ainsi que l’attribution, pour la première fois, de crédits au titre de la politique de cohésion de l’Union Européenne.

Si l’assemblée a demandé la mise en place d’une politique spécifique en faveur du logement dans les zones de montagne ou sur la maîtrise du foncier , de l’innovation touristique en montagne, c’est au sujet des politiques de l’Etat  en matière de préservation ou de réintroduction des prédateurs que les demandent furent les plus soutenues, concrétisant le malaise des populations pastorales ou des élus face à la dangerosité des espèces concernées.

Contre toute attente, Brice Hortefeux, ministre délégué aux collectivités territoriales a répondu sans ambiguïté au problème de la responsabilité des élus en déclarant à la tribune lors de son passage à Ax:
«L’Etat ne doit pas se contenter de soupeser les responsabilités respectives des uns et des autres, il doit assumer l’entière responsabilité de la situation qu’il crée. J’ai donc proposé qu’une circulaire ministérielle soit signée par les ministres concernés – Intérieur, s’agissant du rôle des Préfets, Ecologie et Agriculture- par laquelle l’Etat :
1- reconnaîtra très clairement sa responsabilité au titre des pouvoirs  de police spécial dont il dispose,
2- rappellera le dispositif opérationnel de suivi qu’il a mis en place
»

On retiendra donc que la responsabilité du maire est totalement exonérée, concernant la réintroduction de la population urcine dans le massif Pyrénéen.

Les congressistes ont cependant reconnu au terme de leurs travaux que la montagne demeurait un grand combat à mener pour l’avenir tant pour les 2,5 millions d’emplois qu’elle représente que pour les enjeux patrimoniaux, économiques ou environnementaux qu’elle concrétise.
Un combat dont on sait que le nouveau secrétaire, Henri Nayrou, n’aura de cesse de mener.

Photos: ©AriegeNews 2006

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 31/10/2006 | Lu: 17482 fois