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    Actualités & Economie    
publié le 14/07/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(2)
Précisions des services de l�Etat suite aux dernières prédations en Ariège

Face aux prédations sévères et répétées relevées dans l’Ariège et les autres départements, l’opinion publique s’interroge concernant la ré-introduction des ours dans les Pyrénées.

Nous avons rencontré mardi dernier Olivier Bedos sur son estive au sud du pic de Recantous, sur la commune d’Orlu, qui nous a livré son désespoir après avoir perdu 94 brebis en une seule journée.

«L’incompréhension et le découragement ne doivent cependant pas alimenter une polémique stérile»

Nous avons rencontré Jean-François Valette, préfet de l’Ariège et Philippe Quainon, directeur départemental de l’équipement et de l’agriculture, qui ont rappelé les positions de l’Etat et les mesures prises en faveur des éleveurs…

M. le Préfet: «il faut se rappeler que la réintroduction de l’ours a un sens, ce n’est pas quelque chose de gratuit, cela correspond à une obligation internationale à laquelle la France a souscrit, elle s’est engagée.

Nous avons donné notre parole et c’est pour cela qu’en contre-partie nous recevons des aides européennes et un certain nombre d’avantages.

Mais en même temps on ne peut pas ignorer les préoccupations des éleveurs. Il faut voir comment tout ce dispositif qui existe et qui quelque fois peut paraître insuffisant ou inadapté, pourrait être amélioré.

C’est pour cette raison que nous souhaitons aller rencontrer les éleveurs dans le cadre des incidents récents pour voir comment on pourrait améliorer la situation.

La question même de la présence de l’ours ne peut pas être reposée. Il est là, il faut trouver un équilibre viable entre sa présence et les contraintes auxquelles sont soumises les éleveurs.

Concernant la prédation du dimanche 8 juillet, où 94 ovins ont déroché probablement par peur d’un ours, nous nous sommes rapidement préoccupés de l’indemnisation de l’éleveur en dépit du fait que l’on pouvait avoir des doutes sur l’imputabilité directe de l’ours (il n’y avait pas de traces).

Je rappelle que dans ce cas, le doute doit profiter à l’éleveur et c’est ce qui est fait.

Les difficultés du pastoralisme en Ariège sont nombreuses, la présence de l’ours fait partie de ces difficultés mais il y en a d’autres plus anciennes: difficulté des accès aux estives, quantité d’herbe insuffisante sur certaines, difficulté de trouver des bergers qui acceptent ces conditions de vie, difficulté de les loger…

Toutes ces difficultés existent depuis un certain temps et elles ont déjà fait l’objet d’un certain nombre de mesures, à la fois de la part de l’Etat, de l’Union Européenne et des autorités locales.

Nous souhaitons que les incidents récents soient l’occasion de faire le point avec les éleveurs. J’irai les rencontrer dans les prochains jours pour voir leur état d’esprit. J’espère qu’il sera rasséréné par la volonté de l’Etat de les aider et voir comment faire mieux, comment de nouvelles mesures peuvent venir compléter celles qui existent déjà
»

Quant aux mesures prises en faveur des éleveurs, Philippe Quainon, directeur de la DDEA depuis cinq ans, nous en a rappelé la teneur:

«Ces dispositions prévoient une aide à l’achat d’équipements pastoraux de nature à faciliter la protection des troupeaux par rapport aux attaques des prédateurs:

- clôtures mobiles électriques
- aide à l’achat de chiens patous dont on connaît les qualités pour défendre les troupeaux
- aides complémentaires au gardiennage dans le cadre de la politique de soutien à l’activité pastorale, aides du ministère de l’agriculture, de l’Europe
- participation au financement du gardien
- complément d’aide provenant du ministère de l’environnement pour renforcer le gardiennage si l’estive présente des caractéristiques d’exposition à l’ours.
- dans le cadre du plan de soutien de l’économie de montagne (ministère de l’agriculture) et face aux difficultés de trouver des gardiens compte tenu des conditions de travail, un effort supplémentaire est fait par les services de l’agriculture pour établir une convention collective permettant d’améliorer les conditions de vie sur les estives (mise aux normes des cabanes pastorales)
- aide à l’acquisition d’équipements de radio communication pour les éleveurs (dans le cadre des estives sujettes à la visite des prédateurs).

Mais nous sommes conscients que ces dispositifs peuvent être améliorés, notamment par une approche technique: le diagnostic de vulnérabilité des estives permettant de mettre en lumière les contraintes particulières de conduite des troupeaux et de voir si les dispositifs doivent être complétés, voire repensés fondamentalement quand s’avérant inadéquats à la situation.
Le prochain diagnostic de vulnérabilité aura lieu le 30 juillet à Aston
»

Dans les faits comment se déclenche la procédure?
Philippe Quainon (DDEA)
«Dès que l’attaque d’ours est constatée par le gardien, il contacte l’équipe technique de suivi de l’ours qui dépêche un expert sur place. Les techniciens de l’Office de la Chasse et de la Faune Sauvage suivent des formations spécifiques pour pouvoir diagnostiquer les traces, indices de la présence de l’ours et également la causabilité des blessures qui peuvent être relevées sur les dépouilles des animaux.

Ces experts dressent un constat transmis à la DDEA pour instruction. Depuis cette année le dispositif a changé : on évite les appréciations difficilement interprétables par la suite, se dont des grilles à remplir accompagnées d’une page de commentaires de l’expert et des remarques formulées par l’éleveur ou le gardien présent.

Précédemment, il y avait un enjeu, celui de cocher la case imputable à l’ours et cela a conduit à des situations difficiles. Aujourd’hui c’est le directeur qui fait l’instruction et qui transmet sa conclusion au préfet pour que l’on puisse procéder le plus rapidement possible à l’indemnisation.

Si l’expert fait une proposition de classer  incertain, c’est qu’il demande à la commission (à laquelle participe des membres du monde pastoral) d’analyser le dossier, d’appréhender les différents éléments pour voir comment faire bénéficier ce doute à l’éleveur.

Pour les cas proposés non-imputables, les éleveurs ont la possibilité de déposer un recours auprès du préfet et ces dossiers sont examinés dans les mêmes conditions
»

M. le Préfet: «Nous sommes conscients des problèmes des éleveurs, il faut qu’on essaie de les traiter, d’améliorer la structure, voire même de faire d’autres propositions… nous sommes prêts à les faire.

J’irais moi-même sur le terrain, sur différentes estives de Haute-Ariège. Dès lors quand chacun se respecte, fait confiance à l’autre, il n’y a pas de raison de ne pas trouver une solution.

Je souhaiterai ajouter que les experts de l’Office de la Chasse sont des experts indépendants, personne ne fait pression sur eux, ni le préfet, ni le directeur de l’agriculture, ni les éleveurs... leur manière de travailler est professionnelle.

De même nous respectons les éleveurs, si un éleveur nous dit avoir vu un ours dans telle ou telle circonstance, nous n’écartons pas son témoignage, il sera pris en compte.

A telle enseigne que dans le cas le plus récent, l’éleveur a été totalement indemnisé. Il ne faut pas caricaturer les positions des uns et des autres, il faut au contraire essayer de se respecter, de respecter la parole de la France.

Ni l’Ariège, ni les Pyrénées ne sont un terrain d’expérimentation, c’est une démarche qui a un sens. Je vous rappelle qu’on a changé d’époque, le XXIe siècle est celui de l’écologie, ce sont de vrais problèmes qui se posent et se poseront encore davantage à nos enfants…

On ne peut pas les écarter d’un revers de main en disant, cela n’existe pas, revenons à une situation d’il y a 40 ans, ce ne serait pas responsable. Tout comme on ne peut pas écarter les problèmes des éleveurs, ce sont des choses que l’on doit traiter avec le plus grand sérieux et on va s’efforcer de la faire
»

Photo et vidéo: ©AriegeNews 2007

  publié le 14/07/2007 par Laurence Cabrol
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